L'AOA est pro-VG (Végétarisme/lisme, veganisme, libération animale etc)

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lundi 11 janvier 2010

L'OEIL AU JUDAS


Les "intellos" à la manque, qui ont toujours de la religion -c'est à dire de la hiérarchie- plein le crâne, voudraient nous faire prendre des vessies pour des lanternes.
Que cela plaise ou non, nous sommes contre toutes les religions, contre toutes les croyances, parce que nous sommes ANARCHISTES, et par conséquent athées voire même un peu plus, c'est-à-dire TOTALEMENT INCROYANTS.
Toute croyance est une sorte de maladie mentale.
Par là-même, si nous sommes anti-chrétiens, anti-musulmans, nous sommes également anti-juifs. Ils s'en flattent eux-mêmes, et tous les dictionnaires le disent : LE JUIF EST CELUI QUI PROFESSE LA RELIGION JUDAÏQUE.
Etre anti-juif n'a donc rien à voir avec le racisme. Il y a des juifs en Israël, mais il y a aussi des juifs dans tous les pays d'Europe. Il y a aussi des juifs noirs en Afrique et en Amérique, et, il ne sont peut-être pas nombreux, il y a même des juifs japonais.
Assimiler le combat contre l'obscurantisme de la religion juive à du racisme est une imposture.
De quelque nature qu'il soit, le religieux a la haine tenace, et le judaïsme ne fait pas exception à la règle.

Les "intellos" pour qui les choses vaniteuses passent avant les choses de l'esprit voudraient nous faire avaler des couleuvres, en assimilant les mots juif et sémite.Pour les primaires que nous sommes, il suffit d'ouvrir le dictionnaire pour y lire la définition du mot SEMITE : "Nom donné aux membres d'un ensemble de peuples du Proche-Orient, parlant actuellement ou ayant parlé dans l'antiquité des langues sémitiques . Les plus importants peuples de langues sémitiques anciens ou modernes sont les Akkadiens, les Assyro-babyloniens, les Amorites, les Azaméens, les Phéniciens, les Arabes, les Hébreux, les Ethiopiens"

Il y a, avec nous, des copains anarchistes ARABES qui n'ont pas de religion. C'est la preuve suffisante pour démontrer que nous ne sommes NI RACISTES, NI ANTISEMITES.
Mais nous n'avons pas peur de le dire, nous combattons le judaïsme au même titre que TOUTES les autres religions.
Aujourd'hui, sous l'oeil bienveillant de tous (ou presque), la religion juive voudrait accaparer pour elle seule, à des fins de propagande religieuse, les martyrs de la seconde guerre mondiale. On ne peut plus ouvrir un journal, écouter la radio ou regarder la télévision sans qu'on nous parle des martyrs juifs !
ET LES AUTRES ?
Les autres ont le droit de se taire !
Parce qu'ils n'ont pas souffert, les millions de mutilés et d'orphelins de la guerre de 1914-1918 ?
Parce qu'ils n'ont pas souffert, ceux qui n'étaient pas juifs parmi les 40 millions de morts et les 200 millions d'invalides de la seconde guerre mondiale ?
Et les victimes des guerres d'Indochine, d'Algérie et d'ailleurs, où tous les magnats des religions (judaïsme y compris) ont trouvé leur compte dans les ventes d'armes ?...
A vouloir tout accaparer, le catholicisme eut l' INQUISITION, qui a démontré à quel point la croyance est dangereuse. Le judaïsme, lui, est aujourd'hui dans l' IMPOSITION, c'est-à-dire qu'il cherche à se faire accepter par la contrainte comme le maître du monde, par Jérusalem et Wall Street interposés.

Chacun sait qu'anarchistes, nous avons toujours tenu tête aux ennemis de la liberté et aux exploiteurs. Nous ne nous laisserons pas endormir par des imposteurs qui voudraient exciter notre compassion en montrant des gueules de martyrs, pour tirer vers eux la couverture qui cacherait leurs projets hiérarchiques.

Raymond BEAULATON
(in "L'Anarchie" N° 194, décembre 1992)

Et ça continue...

Dans le monde entier, pauvreté, misère et brimades de toutes sortes n'arrivent pas à provoquer l'explosion de violence que toutes les immondices constituant la hiérarchie voudraient avoir l'occasion de réprimer brutalement.
De plus en plus, l'intelligence n'est plus du côté de ceux qui commandent, mais du côté de l'anarchie, qui affirme que seul le respect de la vie peut révolutionner le monde.
Les homuncules qui s'enorgueillissent d'avoir le pouvoir, comme ceux qui ne luttent que pour cela, ne sont même pas dignes d'avoir leur place dans le monde animal. Pour ces gens-là, une seule chose compte : le profit. (...)
Il n'y a que l'homme pour apprendre à ses enfants à tuer pour le profit, par la guerre et la boucherie, ou juste pour le "plaisir", par la chasse. Aucun autre animal n'est tombé aussi bas.
Ah oui, demain on rasera gratis grâce aux élections, et l'homme sera toujours aussi con : il continuera d'aller encenser les dieux et les puissants.

"Et vous les anars, vous croyez changer le monde ?"

Oh non ! Nous savons bien qu'il faudra des années, le monde est trop pourri. Mais le peu qu'on puisse faire, nous le faisons, sans illusions. Notre satisfaction sera d'avoir vécu EN-DEHORS de la peste hiérarchique.

Raymond BEAULATON
(in "L'Anarchie" N° 190, août 1992)

lundi 14 décembre 2009

Hans Cany, membre historique de l'AOA


Hans Cany, alias Hanns Wehrwolf, nait le 11 septembre 1972 au Mans (dpt 72), d'un père picard (Oise) né en 1919 et ancien combattant des années 1939 à 1942, et d'une mère née en 1936 qui est elle-même originaire du Nord-Pas de Calais (Lens) du côté paternel, et d'Espagne du côté maternel. Découlant de son intérêt précoce pour l'Histoire, sa conscience politique s'éveille très tôt. Enfant, il est fasciné par les tolatitarismes, qu'il s'agisse du IIIème Reich ou de l'URSS, et en 1981, dans le sillage de son père, il appelle de ses voeux l'élection de François Mitterrand et la victoire de la gauche. En 1984, il se veut fanatiquement communiste. Ses repères d'alors sont vagues et éclectiques, allant du pro-soviétisme bon teint à l'engouement pour les groupes terroristes de l'époque (Action Directe, CCC, RAF, E.T.A...), en passant par un soutien global a tout ce qui est "de gauche" extrême ou pas, avec cependant une prédilection particulière pour tout ce qui peut se réclamer du marxisme. En 1986, âgé de 14 ans, il adhère à la Jeunesse Communiste (JC), qui se veut alors la branche jeunes "autonome" de l'encore très stalinien PCF. C'est à cette époque qu'il participe à ses premières manifs, contre l'apartheid et pour la libération de Mandela, contre le projet de réforme Devaquet, etc. Il bascule dans la contre-culture punk à partir de fin 1986. Face aux premiers signes de déclin du "Bloc de l'Est", sa position se durcit, et il se tourne alors davantage vers le purisme intransigeant du communisme pro-albanais, à partir de la mi-1987. A ce stade, même les régimes soviétique et chinois sont rejetés par lui comme "révisionnistes" (déviationnistes, en jargon communiste) et impérialistes, seuls la tendance ML (Marxiste-léniniste) et le régime d'Enver Hoxha trouvent grâce à ses yeux. Finalement, Hans Cany finit par découvrir et s'intéresser au communisme libertaire, ce qui le fait rompre avec toute forme autoritaire de socialisme. De là il finit par passer assez rapidement à l'anarchisme proprement dit, et en 1989 il commence à créer de petits groupuscules anarchistes sans grande audience, avec réalisation de tracts, d'affichettes et de fanzines à la clé. Vers la même époque il s'oriente aussi vers le soutien à l'animalisme radical. Il rédige et photocopie notamment un tract signé "F.L.A", se voulant branche francophone de l'Animal Liberation Front, qui n'était alors connu qu'outre-Manche. De là datent ses premières expériences du végétarisme. Fin 1990, il découvre l'Alliance Ouvrière Anarchiste, l'AOA, grâce à un exemplaire de son bulletin "L'Anarchie", et en devient très vite un membre actif et reconnu, proche notamment de Raymond Beaulaton, de Dominique David, de Serge Ninn, etc. Hans Cany écrit alors régulièrement dans "L'Anarchie", ainsi que dans son propre bulletin autonome, "Kontestation anarchiste" (reprise d'un vieux titre de fanzine, de 1989). Ses contacts internationaux le poussent à s'intéresser aux thèses développées par les anarchistes bakouninistes américains (Floride) du RAVEN'S BANNER COLLECTIVE, et par l'"anarchisme vert" prôné outre-Manche par Richard Hunt et sa revue "Alternative Green". En 1994, les vues "nationales-libertaires" qu'il défend le conduisent à prêter attention au groupuscule Nouvelle Résistance, qui suit alors une ligne très "à gauche" : national-bolchevisme, régionalisme, écologisme radical etc. Courant 1994 Raymond Beaulaton disparait, coup dur pour l'AOA qui périclite mais se maintient encore quelque temps grâce au bulletin mensuel, qui paraîtra jusqu'en 1997. Fin 1994, séduit par les sirènes NR "de gauche" qui jouent alors à fond la carte "rouge-brune", Hans Cany rejoindra Nouvelle Résistance, au sein de laquelle il animera une tendance libertaire, régionaliste/autonomiste, syndicaliste révolutionnaire (Résistance ouvrière) et écologiste radicale (Résistance verte), jusqu'à l'auto-dissolution du mouvement à l'été 1996. De 1998 à 1999 il se retrouvera brièvement membre d'Unité Radicale, et son nom fut utilisé autoritairement par la direction pour apparaître parmi les signataires de deux appels lancés par ce groupement d'extrême droite. Hans Cany conteste la légitimité de ces signatures, car elles ont été décidées à son insu, sans accord préalable, et il s'est alors retrouvé devant le fait accompli. Il s'éloigne de cette mouvance et, au début des années 2000, il participe, conjointement avec Troy Southgate (Grande Bretagne) et Peter Töpfer (Allemagne), au développement et au lancement d'un courant National-Anarchiste international. Cette tendance s'illustre par une synthèse entre idéaux libertaires et préoccupations d'ordre identitaire, à travers le droit à l'autodétermination et le fédéralisme pour tous les individus et groupes humains. Il s'engage ensuite aux côtés d'indépendantistes flamands et bretons, puis collabore un moment aux Cercles Rébellion initiés par la publication du même nom, de tendance Socialiste Révolutionnaire Européenne. Il renforce son militantisme pro-animaux, et se réclame du végétarisme radical, proche de la mouvance vegan. Il est partisan d'une Grande Belgique conforme à ses limites naturelles originelles, comprises entre Seine et Rhin (englobant donc Picardie et Nord-Pas de Calais). En 2009, ne se reconnaissant pas dans le discours de beaucoup de ceux qui se réclament aujourd'hui du National-Anarchisme de par le monde, il décide finalement de défendre ses propres idées à travers le lien de l'AOA, dont il reprend le flambeau sous le nom d' Alliance Oppositionnelle Anarchiste, conjointementent avec Dominique David.

Fascisme étatique, réalité actuelle

L'origine du fascisme, né en Italie, est liée à une psychose qui atteint la quasi totalité des politiciens aspirant au pouvoir. Mussolini n'est pas une exception. Les volte-faces des politiciens et, en particulier, de ceux qui se réclament du "socialisme", ne peuvent plus se compter.
C'est ainsi que, depuis 1920, toutes les atteintes aux libertés furent qualifiées de fascisme.
En évoquant cela, il est inutile d'expliquer que les méthodes fascistes sont, surtout depuis la fin de la seconde guerre mondiale, employées précisément par ceux qui se targuent de combattre le fascisme. Les méthodes fascistes s'inscrivent automatiquement comme l'élément normal dans le maintien du système hiérarchique et l'inévitable processus du pouvoir étatique. En France, il ne faut pas oublier que c'est en achetant le Parti Socialiste que l'homme décoré de la Francisque sous le n°2202 en prêtant serment à Pétain est devenu le chef (duce ?) de l'Etat.
Aujourd'hui en France, les méthodes fascistes se sont, certes, affinées, sans pour cela en être moins dangereuses.
De la loi Pleven de 1972 à la loi Gayssot de 1990, les atteintes à la liberté d'expression avancent à pas de géant. Aujourd'hui, le pouvoir a institué une idéologie officielle, et malheur à qui s'écarte du chemin. On va même jusqu'à rééditer des livres en escamottant les passages qui ne plaisent pas aux inquisiteurs. C'est le cas pour le "Dictionnaire philosophique" de Voltaire, où vingt-quatre pages parlant de la religion juive ont disparu, censurée par une diaspora religieuse qui écrase le monde.
On s'en prend aussi à beaucoup d'autres livres, dont ceux de Céline par exemple.
J'ai entendu, l'autre jour, un petit con qui présentait un jeu à la télé. Parlant de Céline, il envoya cette éructation : "Céline, plutôt facho...!". En fait de facho, pauvre mec, tu devrais te regarder dans une glace, toi et tous les censeurs de la TV !
Combien sont-ils, en France, ceux qui sont poursuivis pour délit d'opinion ? Ce n'est pas du fascisme, ça ?!?...
Eh oui ! J'ai lutté aux côtés des camarades italiens contre le fascisme de Mussolini, aux côtés des camarades espagnols contre le fascisme de Franco, dans la Résistance contre le fascisme de l'occupant hitlérien, et aujourd'hui contre le fascisme hiérarchico-religieux qui affame le monde.
Eh oui ! L'anarchie est contre toutes les lois et particulièrement contre cette loi infâme dite "loi Gayssot", résurgence du fascisme qui bafoue le combat de tous les résistants.
Aujourd'hui, des dizaines d'individus de toutes couleurs politiques sont poursuivis, condamnés, emprisonnés, simplement pour ce qu'ils ont dit ou écrit. Et ça se passe en France, là où les lâches ont peur du débat public.
C'est ça, le fascisme !
C'est cela que nous combattrons toujours.


Raymond BEAULATON
(in "L'Anarchie" n°206, janvier 1994)

vendredi 11 décembre 2009

Raymond BEAULATON, membre fondateur de l'AOA



Petite fiche de présentation du camarade et ami Raymond Beaulaton, l'un des membres fondateurs de l'AOA. Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de cet ouvrier anarchiste et de son activisme opiniâtre.



BEAULATON Raymond

« SOURIANT » (pseudonyme)


Né le 12 octobre 1912 à Argences (Calvados) - mort en 1994

Ouvrier ajusteur - CGT - FA - CNT-F (FTR) - AOA - Paris 18 & Le Mans (Sarthe)


Fils et petit-fils de militants socialistes, Raymond Beaulaton fréquenta dès l’âge de huit ans les Amis de l’Enfance ouvrière, puis le groupe des amis de La Patrie Humaine. Ouvrier ajusteur, il adhéra au mouvement syndical en 1937 et participa aux activités de soutien à la Révolution espagnole. Il fonda le 12 juillet 1940 un des premiers groupes de résistance antinazi de l’ouest qui éditait des tracts antifascistes et aidait à l’évasion de prisonniers (politiques et de guerre). Pendant cette période il était agent d’assurances et militait à la CGT clandestine, et à travers plusieurs réseaux (Libération Nord en 1941, CND Castille en 1942) participait à des actions de Résistance. A la libération Raymond Beaulaton "Souriant" militait à la minorité anarcho-syndicaliste de la CGT dont il était exclu pour indiscipline après être entré à la SNCF en février 1945. Il participait à la même époque à la constitution du groupe de Chateau-du-Loir de la Fédération Anarchiste dont faisaient également partie Henri Bagatskoff et Jean Boyer. En juillet 1947 il était muté à Paris où il demeurait 4 rue de la Providence (Paris 18 ), et fut un des fondateurs de la Confédération nationale du travail (CNT) en 1947. Il assurait le secrétariat général de la Fédération des Travailleurs du Rail (FTR) et de l’Internationale des Travailleurs du Rail. Délégué du syndicat du rail de la Région parisienne (Paris Austerlitz, Paris ouest rive droite, Vitry, Persan Beaumont, La Chapelle et Paris ouest rive gauche) les 24-26 septembre 1948 au 2° Congrès de la CNTF à Toulouse, il a été également délégué au 2° Congrès de la FTR qui s’est tenu le 28 septembre 1948 à Toulouse, où, bien que démissionnaire de la Commission administrative, il avait été rééélu à la nouvelle commission de trente membres. Membre du Comité national de la FTR, il était élu secrétaire général de la FTR en octobre 1948 : le bureau était alors composé de Roger et Jean Lavigne, Daniel Busset, Fernand Robert, Henri Pillerault et Julien Mercereau. Il assurait également le secrétariat du syndicat FTR de Paris Ouest Rive droite et collaborait régulièrement aux divers bulletins cheminots de la CNT : Cri Du Cheminot (au moins 11 n° de 1947 à avril 1949), suivi par Rail CNT (au moins 2 n° en 1949)et une série du Rail enchaîné (au moins 14 n° entre décembre 1944 et 1952). En 1951 il était facteur à la gare du Mans-Triage et était un des responsables du bulletin Le Rail Enchainé ainsi que le secrétaire du groupe du Mans de la FA. Lors d’un Comité confédéral le 29 janvier 1950 Beaulaton était exclu de la CNT avec les autres responsables de la FTR - Fernand Robert, Pillerault et Regnault pour ne avoir respecté la décision du congrès confédéral de ne plus participer au Cartel d’action d’unité syndicaliste. Beaucoup de militants de la FTR suivaient alors leurs responsables qui fondaient ultérieurement l’Alliance syndicale des cheminots anarchistes (ASCA) avec pour organe Le Rail enchaîné (n°1, avril 1953 à n°11, juin 1954).Ils étaient alors appuyés dans leur démarche par des regroupements analogues : l’Alliance anarchiste des PTT et l’Alliance syndicale anarchiste de la RATP. Membre de la Fédération anarchiste (quai de Valmy) depuis la reconstitution en 1944, Raymond Beaulaton appartenait au regroupement l’Entente anarchiste, créée en juin 1952, il avait participé avec sa compagne au congrès de refondation de la Fédération Anarchiste tenu les 25-27 décembre 1953 à la salle de la rue Mercadet (congrès faisant suite à la prise de contrôle de l’ancienne FA devenue FCL par Georges Fontenis). Il demeurait à cette époque 51 rue de Ruandin au Mans. En 1956 il était le secrétaire aux relations intérieures de la FA du Comité de relations dont la secrétaire était alors Pierette Martinez et le trésorier Clément Fournier. R. Beaulaton fut, le 25 novembre 1956 à Bruxelles, un des créateurs de l’Alliance Ouvrière Anarchiste (AOA), expression de langue française du Mouvement Anarchiste Mondial (M.A.M), se voulant un " instrument de liaison, d’information et de coordination (...) des individualités et des groupes locaux, régionaux et affinitaires qui gardent leur complète liberté d’action et une autonomie complète ". L'AOA est constituée par d'ex-membres scissionnistes de la FA et de la CNT. Entre 1955 et 1967 des militants de l’AOA publieront une vingtaine de numéros d’une nouvelle série du Rail enchaîné. A partir des années 1980, le bulletin de l’AOA, L’Anarchie, a pris parti de façon intensive en faveur de la liberté d'expression et de débat pour les historiens révisionnistes, d'où un ostracisme et une diabolisation entretenus par les ennemis de l'Alliance. Raymond Beaulaton s'occupe de la réalisation régulière et de la diffusion de "L'Anarchie", et s'entoure de multiples compagnons, comme Didier Pomarès, Serge Ninn, Hans Cany, Dominique David, etc.

Raymond Beaulaton décède en 1994. L'AOA continuera de vivre et de publier son bulletin jusqu'en 1997, puis renaîtra de ses cendres sous le nom réactualisé d'Alliance Oppositionnelle Anarchiste en mars 2009.


Initié à la hiérarchie, un Franc-Maçon ne peut être anarchiste


Les média nous présentent comme strictement privée l'appartenance à une obédience maçonnique. Si, à ses origines, la Franc-Maçonnerie n'existait que dans les rouages de la "haute société", elle ne tarda pas à s'infiltrer dans le monde ouvrier. C'était connu, et le livre de Léo Campion ne fut jamais qu'une confirmation pour les sceptiques. L'anarchie, par son étymologie, est l'absence de toute forme de hiérarchie. C'est pourquoi la Franc-Maçonnerie fit beaucoup d'efforts pour détourner le sens du mot "anarchie". En premier lieu, ils créèrent des "organisations" dites anarchistes, dans l'unique but d'y exercer une influence et afin que, même en se disant anarchistes, les adhérents de ces organisations empêchent la hiérarchie de s'écrouler. A chaque fois que ce problème de la Franc-Maçonnerie a été soulevé dans les organisations comme la F.A., les syndicats ouvriers, les mouvements dits de "libre pensée" ou l' Union des Athées, les dirigeants (!) de ces organisations ont toujours tenté de reléguer cette question dans le domaine de la légende ou de la fantaisie. Et pourtant, depuis plus d'un siècle, les preuves ne manquent pas. Partout où ils sont, les frères maçons travaillent inlassablement à transformer, par leur influence, les organisations qu'ils fréquentent en de véritables antichambres de leurs Loges, dont l'esprit hiérarchique est inoculé dans les masses populaires. C'est pourquoi les anarchistes qui vivent par le seul lien de l' AOA, en-dehors de toutes structures organisationnelles, disent qu'il ne faut pas seulement s'indigner au sujet de la Franc-Maçonnerie, qu'il ne suffit pas non plus de l'ignorer : il faut, bien au contraire, la combattre. Seuls les anarchistes résolus, suffisamment éclairés sur les buts de pouvoir et de hiérarchie de la Franc-Maçonnerie et sur ses procédés de duperie, seront capables de faire face à ce chancre de la société. Pour lutter efficacement contre la hiérarchie maçonnique, il faut savoir éviter les pièges. Il faut donc déjouer les plans des francs-macs qui cherchent toujours à faire dévier l'anarchie de sa véritable nature. C'est pour que chacun puisse reconnaître le danger que représente la Franc-Maçonnerie pour l'idée anarchiste qu'en 1956, nous avons rompu avec toutes formes d'organisation, et que depuis, l' AOA est le seul ciment qui scelle notre prise de position CONTRE TOUTES FORMES DE HIERARCHIE.


Raymond BEAULATON

(in "L'Anarchie" N° 193, novembre 1992)


jeudi 10 décembre 2009

Le lapinisme, nourriture des hiérarchies

Il y a quatre millions de chômeurs et près de 10 millions de gens qui vivent dans la misère en France (au moins 50 millions en Europe), mais il se trouve des personnages pour lancer des appels à la reproduction, et qui voudraient nous faire avaler que la "pause démographique" de l'après-guerre" serait la cause de la crise actuelle. Ce qu'on appelle, dans notre langage populaire, le LAPINISME, est pourtant une des causes principales des malheurs de l'humanité, et il est triste que les extravagances de certains fornicateurs omnubilés à la fois par les croyances religieuses et l'attrait des allocations dites familiales entraînent le monde à sa perte. Plusieurs explorateurs et chercheurs ont déjà, sans être entendus, mis le monde en garde : à la fin du prochain millénaire, chaque individu ne disposera plus que de quelques centimètres carrés de sol si les naissances continuent au rythme qu'elles connaissent actuellement. L'hypocrisie de ceux qui nous parlent sans cesse de l'avenir de leurs lardons mérite de bons coups de pied au cul. La vérité évidente, c'est que la multitude engendre inexorablement la misère et l'esclavage. Il fut un temps où les hiérarchies faisaient régulièrement des guerres pour faire tuer toute la jeunesse en excédent. Depuis cinquante ans, à part des tueries d'intérêt local, il n'y a pas eu de grandes guerres. Alors, les maîtres qui se sont arrogé le droit de gouverner les autres, pour faire gonfler leurs profits, suscitent le chômage et de plus en plus de misère pour préserver la suprématie hiérarchique sous toutes ses formes. Au moment où toutes les religions nous endorment au sujet des fameuses histoires de "purification ethnique", les hiérarchies, fondement de toutes les croyances religieuses, maintiennent la sélection entre les "premiers" et les "autres", entre les riches et les miséreux. Le vrai crime, c'est la purification sélective entre riches et pauvres, dont TOUS les systèmes totalitaires qui mènent le monde, au premier rang les religions, TOUTES les religions, sont les reflets de la décadence qui se développe sur le globe terrestre. J'ai en mémoire cette phrase qui fut prononcée un jour par un homme plein de bon sens : "L'hégémonie du nombre est la conception paresseuse qui s'efforce de grossir la population à la mesure de son appétit, au lieu de la limiter à ses ressources". Je pense qu'il s'agit-là de la conclusion à méditer pour tous ceux qui, avec nous les anarchistes, ont un seul but : LA VIE, et comme priorité essentielle de passer cet espace de temps dans le plus de bien-être et de liberté possibles. Il n'y a que deux alternatives : le monde devra choisir entre la hiérarchie et l'anarchie, c'est-à-dire entre crever ou vivre. Nous avons choisi l'anarchie parce que nous voulons vivre.

Raymond BEAULATON
(in "L'Anarchie" N° 211, juin 1994)

Calomnies contre notre vieux compagnon



RIPOSTE A L'INTOX NAUSEABONDE


J'ai été absolument scandalisé en découvrant sur Internet le document http://www.bibliolibertaire.org/Textes/anarchisme.doc
On peut en effet y lire les allégations suivantes, à la date 1956, concernant l'AOA et notre camarade Raymond Beaulaton :
"1956. Des militants de l'ex-Entente anarchiste, regroupés autour de Robert et Beaulaton, quittent la FA et créent le 25 novembre à Bruxelles l'Alliance ouvrière anarchiste (AOA). L'AOA publie le périodique l'Anarchie, et dérivera vers l'extrême-droite au cours de la guerre d'Algérie."


La personne qui m'a fait connaître cet extrait sur un forum de discussion s'est en outre crue autorisée à émettre l'affabulation suivante :
"Raymond Beaulaton quitta les anarchistes pour fonder l'AOA car il voulait que l'Algérie resta (sic) un département français."

Je tiens donc à faire savoir à tous ce qui suit.
Lorsque la guerre d'Algérie a commencé, en 1954, certains éléments de la FA, liés à la "direction" (!) du mouvement, ont préconisé le soutien au FLN et à la mouvance nationaliste/indépendantiste algérienne. Raymond Beaulaton, qui était encore membre de la FA, n'était pas favorable à ce soutien. Et il était loin d'être le seul. Pourquoi ? Parce qu'il avait une sainte horreur de tout nationalisme, et qu'il assimilait la lutte de "libération nationale" du FLN algérien à un nationalisme, dont le seul but réel était de créer un nouvel Etat-Nation oppresseur. Raymond Beaulaton refusait de soutenir tout nationalisme, fut-il de "libération", car pour lui la nation comme la communauté étaient des mots creux. C'était un pur anar individualiste, plus individualiste encore que je ne le suis moi-même.
Il a toujours été très hostile aux mouvements "nationaux" quels qu'ils soient, et pour ma part, j'ai parfois été en désaccord avec lui à ce sujet. Mais, lorsqu'on voit ce que ça a finalement donné, le FLN au pouvoir en Algérie, force est pour moi de reconnaître qu'il n'avait pas tort sur toute la ligne...
Les insinuations mensongères dont découle ce texte relèvent donc d'une manoeuvre d'intox et de manipulation particulièrement répugnante. Oser prétendre qu'il "voulait que l'Algérie restât un département français", c'est tout simplement lui faire un procès d'intention, lui faire dire ce qu'il n'a JAMAIS dit. Et oser affirmer que l'AOA a "dévié vers l'extrême-droite à partir de la guerre d'Algérie", c'est tout bonnement de la diffamation pure et simple. Ce type de procédés nauséabonds, consistant à calomnier de façon complètement éhontée dans le but de disqualifier l'adversaire à bon compte, rappelle très fortement ceux qu'ont toujours employés les bolcheviks depuis Marx lui-même, lorsqu'il s'amusait à répandre des calomnies similaires contre son ennemi Bakounine. Ce sont-là aussi des méthodes employées couramment tant par les Francs-Maçons (tiens tiens...) que par les nazis. D'ailleurs, Joseph Goebbels lui-même ne disait-il pas que plus un mensonge était gros, plus il était facile de le faire gober par les masses ? Ce principe machiavélique n'est apparemment pas tombé dans l'oreille de sourds, et certains sont allés à bonne école, dirait-on...
Il est vrai que l'introduction du document précise qu'il provient de la FA et qu'il a été "enrichi par un militant d'Alternative Libertaire (sic)", ceci expliquant donc cela...
En tout cas, ceux qui ont rédigé cette infâmie ne manquent pas de culot, c'est le moins qu'on puisse dire. Il faut être sacrément dégueulasse, pour oser pondre des contre-vérités pareilles. C'est assez inouï. Pourtant, depuis 1990, j'en ai lu des calomnies visant l'AOA, pas qu'un peu. Mais là...je reste pantois face à tant de bassesse et de fourberie.
Les véritables raisons du départ de certains camarades (dont Raymond Beaulaton) de la FA pour fonder l'AOA en 1956 n'ont strictement rien à voir avec le désaccord qu'il pouvait y avoir entre eux et d'autres qui voulaient apporter leur soutien au FLN.
Ce point de désaccord existait, il ne faut pas le nier, mais il n'avait rien de central. C'était juste le symptôme d'un malaise beaucoup plus profond...
Les vraies raisons de la scission, elles sont au nombre de trois, et elles sont clairement exposées dans le texte de présentation de l'AOA.

En guise d'appendice, je voudrais démonter comme il se doit le processus d'intox, en le résumant ainsi :


1/ Certains font pression pour que la FA soutienne officiellement l'indépendantisme des nationalistes algériens.
2/ Raymond Beaulaton expose son désaccord, parce qu'il rejette toute forme de nationalisme, fut-il de "libération".
3/ On en déduit alors que puisque Beaulaton refuse de soutenir les indépendantistes/nationalistes, c'est qu'il est contre l'indépendance, et donc pour le maintien d'une Algérie française... Quant à l'AOA, on l'assimile alors à l'extrême-droite, puisqu'on la met ainsi dans le même sac que l'OAS et compagnie...
Bah tiens.


C'est complètement grotesque, et le procédé est franchement ignoble. Fin de l'histoire.


Pour l'AOA,
Hans CANY