L'AOA est pro-VG (Végétarisme/lisme, veganisme, libération animale etc)

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vendredi 12 mars 2010

ELECTIONS = PIEGE A CONS !


Le bétail électoral des "bons citoyens" et du populo-girouette pousse à présent les hauts cris face aux diverses exactions du gouvernement sarkozyste UMP: politique sécuritaire, atteintes diverses aux libertés fondamentales, totalitarisme rampant et "démocrature" de fait, inflation galopante, baisse du sacro-saint "pouvoir d'achat", remise en cause des retraites, diminution des indemnisations ASSEDIC, flicage renforcé et stigmatisation des chômeurs, instauration du prétendu RSA ("Rétribution Sociale d'Asservissement" !), atteintes au droit de grève et dégradation des conditions de travail, précarisation accrue, paupérisation généralisée... Et c'est bien parti pour ne pas s'arranger ! Serait-ce donc là le signe d'une certaine prise de conscience du caractère fondamentalement abject et criminel de toute forme de pouvoir et de gouvernement ?... Que nenni ! L'esprit primaire de l'électeur moyen ne remet nullement en question la connerie monumentale dont il a fait preuve une nouvelle fois en se déplaçant aux urnes, lors de la dernière escroquerie électorale. Et tout ceci se reproduira. Encore une fois, ce con d'électeur saisira la prochaine occasion de se choisir de nouveaux maîtres, feignant de croire dur comme fer à l'avènement d'une "autre politique", tout comme le religieux s'en remet à la venue d' un "messie" providentiel ou à l'intervention divine... La RELIGION des urnes bat son plein, et de tous bords, les représentants de ce culte infâme peuvent se frotter les mains. Nous serons certainement témoins, au cours des mois à venir, d'un certain "réveil" des "mouvements sociaux", voire peut-être même d'un énième et naïf "mouvement étudiant". Le tout sera bien entendu orchestré par des forces "de gauche" (sic) et d'extrême-gauche qui n'y viseront que leurs propres intérêts de contrôle et de pouvoir, en profitant de l'affligeante crédulité des masses. Et l'ensemble de cette grotesque mascarade s'éteindra bien entendu comme un feu de paille dès le prochain changement hiérarchique, sans jamais s'attaquer aux fondements du Système... Quelle sinistre farce ! Grâce à la bétise, au conformisme, et au réformisme corporatiste de cet amas de larves égoïstes, les exploiteurs et les tyrans de toutes tendances peuvent dormir tranquilles, forts de l'image "respectable" de "démocrates" élus au suffrage universel qui leur a été ainsi offerte sur un plateau !... Nous autres, anarchistes intégralistes, l' avons pourtant toujours dit et répété : plus con qu'un électeur, tu meurs ! Une seule solution pour lutter efficacement contre toute cette chienlit hiérarchique : L'OBJECTION DE CONSCIENCE TOUS AZIMUTS, PERMANENTE ET GENERALISEE, ET L'ABSTENTION SYSTEMATIQUE !

Hans CANY






. "Les urnes ont vomi assez de misère et de honte.Au vent les urnes, place à la Sociale !"
(Louise Michel)


. "Cocu pour cocu, je préfère ne pas être consentant.Alors, je ne vote pas" (Michel Audiard)


. "Retourner ma veste, et baisser mon froc
Mon bulletin dans l'urine, ma voix au plus offrant

Ni à gauche ni à droite, encore moins du milieu

Je ne suis pas électeur, je ne jouerai jamais le jeu

Gauche-Droite, Gauche-Droite

En avant les moutons

Gauche-Droite, Gauche-Droite
Elections, piège à cons !!!"
( METAL URBAIN, 1977)

mardi 26 janvier 2010

Attention : faux anars, mais vrais gauchards !

Le courageux anonyme qui se planque derrière le pseudonyme de "Libertad" (le vrai se retournerait dans sa tombe s'il en avait une...), administrateur du blog "L'EN DEHORS", se croit apparemment qualifié pour distribuer les bons et les mauvais points en matière d'anarchisme. Il vient en effet de se fendre d'un petit texte calomnieux et nauséabond vilipendant l'AOA, suite à la réception d'un courriel l'informant simplement de l'existence du blog de cette dernière. Cet encart, intitulé avec finesse "Attention faux anarchistes, vraie extrême-droite", vaut son pesant de cacahuètes en matière de "déclaration de guerre". Je ne peux donc mieux faire que de lui retourner cette amabilité au nom de l'AOA : échange de bons procédés oblige...
Les méthodes employées par ce plumitif, si chères à tous les gauchistoïdes patentés et autres flics de la pensée de son espèce, n'ont hélas rien de bien neuf, et illustrent à merveille la malhonnêteté intellectuelle de ce genre d'énergumènes : amalgames simplificateurs, procès d'intention, calomnies éhontées, attaques personnelles, culpabilité par association, diabolisation sans nuances, délation sans scrupules, dogmatisme flagrant... Et pour couronner le tout, ce sycophante appuie ses anathèmes sur la prose délirante et paranoïaque d'officines parapolicières "antifas" telles que "Réflexes", ainsi que sur un article consternant de mauvaise foi et de bêtise crasse, paru voici une quinzaine d'années sous le titre évocateur "L'anarchisme est-il soluble dans l'extrême-droite ?", signé du pseudonyme "Ariane"... De fort belles références, comme on le voit. Ce qui semble par-dessus tout défriser ce nouvel inquisiteur à la petite semaine, c'est d'une part mon passé militant personnel, et d'autre part le fait que l'AOA a toujours affiché sans complexes son soutien à la liberté d'expression absolue pour TOUS, y compris pour ceux qu'il qualifie de "négationnistes" (sic), ce qui le conduit tout naturellement à nous cataloguer à "l'extrême-droite". Eh oui, pauvre mec. Nous autres, anarchistes de l'AOA, n'hésitons pas à nous élever contre toutes les interdictions de parole et de débat, même lorsque celles-ci frappent des "maudits", même lorsque celles-ci entendent bâillonner de prétendus "ennemis-de-la-liberté", c'est-à-dire ceux que tu considères comme l'incarnation du mal absolu dans ta pseudo-logique manichéenne à deux centimes d'euro. En nous stigmatisant de la sorte, en nous classant à "l'extrême-droite", tu ne fais qu'indiquer la place que tu occupes réellement dans l'hémicycle du microcosme politicard. Et cette place se situe non pas "en dehors", comme pourrait faussement le laisser croire le nom de ton blog, mais bel et bien à GAUCHE DE LA GAUCHE DU SYSTEME, dont tu n'es somme toute qu'un des multiples larbins et petits chiens de garde. Même si le nombre très restreint de tes neurones t'empêche d'en prendre conscience. Ne t'en déplaise, non, l'anarchisme ne se situe pas "à gauche", ni même à "l'extrême-gauche" : il ne se situe ni à droite, ni à gauche, mais EN DEHORS ET EN FACE de ce système pourri et de ses conventions idéologiques. Ce système que nous rejetons et que nous combattrons toujours, comme nous rejetons et combattrons toujours ses laquais et ses idiots utiles, dont toi et ton site faites si remarquablement partie, à l'instar de vos complices de la clique FA/CNT/AL/REFLEX/RAS L'FRONT/NO PASARAN et compagnie. Comme tu le disais fort judicieusement dans le courriel que tu m'as adressé, nous n'avons définitivement rien en commun. Sache que nous nous en félicitons, et que ce n'est pas demain la veille que nous cesserons de dénoncer la monstrueuse imposture que représentent les soi-disant "libertaires" de votre mouvance, jouant aux petits soldats politiques et aux grands justiciers avec votre espèce de catéchisme révolutionnaire à la con. Le "confusionnisme" que tu évoques, ce sont les individus comme vous qui l'entretenez, en faisant dévier l'anarchisme de sa véritable nature, en intoxicant, en embrigadant nombre de jeunes qui, ainsi, se font une idée totalement déformée de la chose. Les "confusionnistes", ce ne sont pas les copains et copines de l'AOA : c'est VOUS.
Vive l'anarchie !


Pour l'AOA,

Hans CANY

mercredi 20 janvier 2010

Propos des Parias

- Propagande médiatique : pseudo débat TV la semaine dernière sur France 2 entre Eric Besson et Marine Le Pen au sujet de l' "identité nationale"... Tout ça dans le but évident de se servir de la mère Le Pen comme d'un épouvantail, et de faire paraître Besson plus "sympa" aux yeux des gogos... Et donc ainsi de mieux faire passer la pilule gouvernementale. Risible. Ne soyons pas dupes.

Betty Monde



- Se libérer de ses prisons n'est pas toujours facile. Il faut avoir un trousseau de clefs énorme et savoir les fabriquer. L'un dans l'autre, si l'on dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés, souvent, et bien plus souvent qu'on ne le croit, les pompiers sont les plus grands pyromanes...

Santé Bonheur Anarchie



- Julie Andrieu, présentatrice de l'ignoble série tv "Fourchette et sac à dos" (France 5), est vraiment une sacrée salope. Je ne comprends pas que si peu de voix se soient encore élevées contre les agissements de cette indicible pouffiasse et contre son émission de merde, dans laquelle pléthore d'animaux sont massacrés de façon particulièrement abjecte... A vomir.

Annie Mahl



- A la mairie, en allant faire renouveler ma putain de carte d'identité, je suis tombé sur une employée de mairie très con, une vieille grognasse aimable comme une porte de prison. Au moment de prendre mes empreintes digitales, j'ai eu un bref moment d'hésitation, et elle m'a dit "faites ça avec l'index, le doigt le plus long". Je lui ai alors répondu "non, le plus long c'est celui-ci, le majeur", en lui faisant un gros doigt...
C'était juste un geste spontané, irréfléchi sur le coup. Mais je ne le regrette pas.

H.C.



- Si réellement j'adulais le représentant d'une religion quelconque, d'un chanteur tout pareil, d'un politok tout autant, je pourrais manger un de ses étrons à la petite cuillère, aussi m'en barbouiller pour me laisser lécher la bobine par les fanatiques qui considéreraient cela comme un grand honneur. Mais non, même pas.

Santé Bonheur Anarchie



- La philosophie, c'est juste l'art d'exprimer des idées toutes connes à grand renfort de branlette intellectuelle, de formules alambiquées et de blablas lénifiants, alors qu'il est toujours possible de les exposer de façon fort simple et très claire...
Généralement, les idées des rares philosophes que j'apprécie (genre Stirner, Proudhon, Nietzsche...) se résument très bien à l'aide de quelques citations choisies. Le malheur est qu'il faut toujours les extraire d'un fouillis "littéraire" aussi indigeste que très dispensable... L'essentiel, chez eux, est presque toujours noyé dans un océan de digressions hermétiques et de propos dilatoires plus ou moins incompréhensibles pour le commun des mortels. C'est tout de même fou, ça... Pas besoin de "maîtres à penser" !
En ce qui me concerne, si je cite souvent des idéologues ou des philosophes, c'est uniquement parce que les citations en question vont dans le sens de ce que je pense, moi. En aucun cas ils n'ont inspiré ma propre réflexion.

H.C.



- Il existe quasiment autant d'anarchismes différents que d'anarchistes, chacun(e) ayant sa propre conception de la chose. Il n'en demeure pas moins qu'au-delà des différences, divergences voire oppositions, les terrains d'entente et les points d'accord entre individus sont toujours très nombreux. Après, tout n'est qu'une question d'affinités personnelles.

H.C.



- Les végés/vegans contestent le caractère soi-disant "carnivore" de l'Homme. Au pire, c'est un "omnivore" de fait, mais certainement pas un carnivore. Un "omnivore" physiologiquement conçu pour être plus végétarien qu'autre chose, et qui -surtout- a le choix d'être vg ou "omni"... Ce qui fait toute la différence, d'une part avec les vrais carnivores (qui eux n'ont pas le choix), et d'autre part avec les animaux omnivores, qui eux ne disposent pas de libre-arbitre, et ne s'embarrassent guère de considérations morales puisque leur psychisme ne le leur permet pas. Mon positionnement, comme celui de la grande majorité de ceux qui sont vg pour les animaux, n'a strictement rien à voir avec un quelconque "respect de la vie" en soi, mais prend en considération la vie sensible (et consciente aussi, accessoirement, puisque tous les êtres sensibles ont au minimum une conscience perceptive). Jusqu'à preuve du contraire, les végétaux ne disposent en effet d'aucun système nerveux, ni d'aucun organe assimilable au cerveau des animaux. Je suis quelque peu surpris qu'on puisse encore se poser la question...

H.C.



- La fausse croyance qu'il faille se repaître de la mort des autres pour prolonger sa vie est d'une si parfaite incohérence qu'il devient logique que les omnivores soient condamnés à de multiples maladies.

Santé Bonheur Anarchie



- Il est de ces individus qui ne s'intéressent aux animaux que pour la manière qu'ils peuvent avoir de les dompter. Ceux-là toujours aiment à s'appeler "maîtres" et affirment volontiers qu'ils sont "propriétaires" de l'animal. Ceux là n'aiment les animaux que pour eux-mêmes quand bien même ils pourraient être vegans...Ce sont des individus malsains, réellement. De même, j'en ai vu certains qui aimaient à dompter des enfants, ne les accompagnant dans leur enfance qu'à coups de reproches et de barrières installées tout autour d'eux. Ceux-ci grandissaient dans l'idée qu'ils étaient plutôt "minables" et que les adultes auprès de qui ils étaient étaient si bons ; en conséquence de quoi, ils se devaient de les remercier... s'en tirant par une névrose bien carabinée. Flatter un enfant en public de sorte qu'on ne puisse soupçonner que, en privé, on le massacre psychologiquement...

Dominique David



- On vante les mérites de la cuisine française. Ces lieux où l'on te retire ta chaise (si vous voulez bien vous donner la peine), ton manteau (laissez-moi vous défaire madame), te présente un ridicule pâtissier, sommelier en habits, etc. Du décorum, du cinéma pour gens qui savent s'offrir le ticket triple tarif. Les menus sont présentés de façon hilarante avec une touche de poésie genre mariage de beaufs. Leur cuisine est infecte et empoisonnée ! Leur bidoche est pleine d'antibiotiques avec lesquels on fait tenir les animaux dans les camps de concentration. Les légumes sont quasi en plastique parce que non bio, leurs vins plein de sulfties. C'est VRAIMENT DE LA MERDE !! Qu'on les fasse sauter !!

St Mad



- Dans les repas DEGUEULASSES des bouffeurs de cadavres, on entend toujours des énormités du genre : "Moi ce que je préfère dans tel animal, c'est telle ou telle partie". Ca me dégoûte !! Je n'y vais plus !! Qu'ils en aient des maladies ! D'ailleurs, ils en ont. Evidemment !

Santé Bonheur Anarchie


mardi 12 janvier 2010

A l'attention des "libertaires" mangeurs/euses de cadavres...


Vous êtes-vous simplement déjà posé la question, en votre for intérieur, et de la façon la plus sérieuse qui soit ?
Au nom de quoi l'homme s'arroge-t-il le droit de vie et de mort sur des êtres sensibles d'autres espèces ?? C'est objectivement se conduire en MAÎTRES (voire en "Dieu" !) autoproclamés. Beaucoup de prétendus libertaires seraient mieux inspiré(e)s de réfléchir à cette criante évidence, au lieu de se croire "supérieurs", "au sommet de la chaîne alimentaire" (sic) ou autres billevesées, et de perpétuer ainsi l'esclavage et le meurtre...

Ce n'est pas là une question de "choix personnels", de "goûts", de diététique ou de régime alimentaire. Le bout de cadavre dans votre assiette, lui, n'a guère eu de "choix". Si l'on prétend lutter contre toute forme d'exploitation et de domination, la moindre des choses est déjà d'arrêter de nier le droit des autres espèces à la vie, à la liberté et au bien-être.

De surcroit, on n'a absolument aucun besoin de ce genre de "produits" pour vivre, et même pour très bien vivre. A partir de ce simple constat, la question ne se pose même plus... Industriels ou pas, l'esclavage et le meurtre demeurent ce qu'ils sont. On n' "améliore" pas, on n' "aménage" pas et on n' "adoucit" pas l'esclavage : on l'abolit. Purement et simplement.

Hans CANY
(Anarchiste et "végé", puisque l'un ne saurait aller sans l'autre)

lundi 11 janvier 2010

Manifeste Vert & Noir

Pour un écologisme libertaire


A l’heure où la plupart des formations écologistes s’affichent en membres conformistes de l’establishment politicard, et adoptent la vision du monde
anthropocentrique (centrée sur l’être humain) de la “civilisation” industrielle et marchande, nous affirmons que les principes et agissements de ce type de “civilisation” sont anti-écologiques, spécistes, et liberticides.
Nous entendons développer une nouvelle vision du monde basée sur la
reconnaissance de la valeur intrinsèque de chaque composant de la Nature, ainsi que de l’interdépendance et des interactions qui existent entre tous les êtres vivants, végétaux et animaux (y compris l’animal humain).
Par opposition à l’écologisme “humaniste”, qui n’engendre qu’un simple
“environnementalisme” politiquement correct et mollasson, nous nous
affirmons en tant que défenseurs d’une conception “naturaliste” de l’Ecologie: l’ ECOLOGISME RADICAL, forme militante du courant philosophique connu sous le nom d’ ECOLOGIE PROFONDE. Et considérant en outre que le combat écologiste va de pair avec le combat pour la libération sociale des individus et des collectivités d'individus, nous n'hésitons pas à pousser notre raisonnement jusqu'à ses conclusions logiques, et nous nous posons donc comme partisans d'un idéal écologiste libertaire : l' ANARCHISME VERT.

Nous considérons que pour défendre plus intensément notre Terre-Mère, il est important de ne pas s’en tenir exclusivement au domaine politique. La discussion doit en effet être également amenée sur le terrain philosophique ainsi que sur le plan métaphysique.
Nous défendrons d’autant mieux Gaïa, la Terre-Mère, que nous
ressentirons profondément les connexions existant entre elle et nous. La
planète, la biosphère, et donc la Terre-Mère, sont alors envisagées comme une totalité vivante, et chaque élément, chaque être est partie intégrante de ce grand “Tout”.
Que nous soyons athées, agnostiques ou panthéistes, la défense de notre Terre devient de ce fait une véritable "guerre sacrée", et nous prônons en conséquence une redécouverte de nos véritables racines spirituelles ancestrales, en encourageant le retour à une étroite communion avec Mère Nature, sous les diverses formes que celle-ci peut revêtir.

Les anarchistes verts rejettent tout compromis réducteur, en refusant de se situer dans le cadre du Système établi et de la pseudo-”démocratie” indirecte parlementaire et bourgeoise qu’ils combattent de toutes leurs forces. Ainsi, bien que farouchement opposés aux diverses idéologies autoritaires et/ou réactionnaires, et tout en s’identifiant nettement au courant libertaire, ils ne se positionnent ni “à gauche” ni “à droite” de ce système et de cette société, mais EN-DEHORS ET EN FACE. L’Ecologie n’a pas à être prisonnière du moralisme “humanitariste” ni des
dogmatismes “rouges”, “roses”, “bleus”, ou "bruns". Elle doit simplement se parer d’un vert profond, et savoir s’affranchir du conformisme idéologique ambiant.

Les fondements idéologiques et les principaux axes de lutte des anarchistes verts reposent sur :

-Le refus de tout compromis politique ou économique dans la défense de la Terre-Mère (ECOLOGIE GLOBALE ET RADICALE)

-Le soutien aux diverses initiatives et luttes pour la défense et la préservation de l’environnement: dénonciation des pollutions, promotion des énergies renouvelables et alternatives, du recyclage, etc... (ECOLOGIE PRATIQUE )

-Un rejet absolu de la dictature marchande mondialiste et du Système
capitaliste, ennemis jurés de Gaïa, et la recherche d’alternatives sociales, politiques, et économiques à ce système honni: solidarités associatives, expériences autogestionnaires, nouveaux systèmes d’échanges et de production, etc (ECOLOGIE SOCIALE, SOCIALISME LIBERTAIRE, SUBVERSION VERTE , ET ANTI-PLOUTOCRATIE)

-Le combat pour la décentralisation, les actions locales et le développement des solidarités inter-régionales (AUTONOMIES LOCALES ET FÉDÉRALISME)

-La revendication du droit à l’autodétermination pour tous les peuples,
communautés et groupes affinitaires, culturels ou ethniques, ainsi que la défense de leur droit inaliénable à préserver leur intégrité, leur diversité, et leurs particularismes, dans la mesure où ces derniers ne nuisent pas à l’équilibre de la biosphère et ne relèvent pas de “traditions” barbares préjudiciables aux animaux (ECOLOGIE HUMAINE, ANTI-IMPÉRIALISME, et SOLIDARITE INTERNATIONALE)

-Le rejet de toute logique anthropocentrée et nataliste, et la reconnaissance du phénomène de surpopulation humaine de la Planète comme danger mortel pour la pérennité de l’équilibre de cette dernière (ECOLOGIE HUMAINE ET NEO-MALTHUSIANISME)

-Un positionnement intraitable d’opposition à la mentalité spéciste, et pour la défense tous azimuts de nos frères animaux (LIBÉRATION ANIMALE, ANTI-SPECISME)

-La défense des libertés individuelles fondamentales, et en premier lieu de la liberté d’expression (RÉSISTANCE À LA PENSÉE UNIQUE)

Notre projet de société, anti-autoritaire, en rupture totale avec le principe centraliste et oppressif de l’”Etat-Nation”, s’articule autour du concept libérateur des “groupes d'affinités”.
Il vise à créer de petites collectivités d'individus librement associés, des petites villes, des villages et des régions autonomes regroupés en fédérations, ces dernières s’inscrivant à l’échelle de chaque continent dans le cadre de grandes CONFÉDÉRATIONS DE PEUPLES SOLIDAIRES qui en assureraient la coordination. Ces diverses composantes s’administreraient elles-mêmes à travers le principe d’une DÉMOCRATIE DIRECTE ET DÉCENTRALISÉE, celle-ci s’appuyant sur la création et le fonctionnement de collectivités autonomes, de communes vertes, de congrès populaires, et de groupements autogérés.

Totalement libres et indépendants de toute structure organisationnelle et/ou hiérarchisée, les anarchistes verts entendent simplement oeuvrer à la diffusion et au développement de tout ou partie des idéaux précités, par les moyens que chaque individu jugera appropriés à sa propre personnalité et à ses capacités.

Nous autres, anarchistes verts, nous affirmons comme résolument écologistes, libertaires, autonomistes, fédéralistes, anticapitalistes, anti-impérialistes, et totalement indépendants des conventions véhiculées par les divers lobbies institutionnels et "bien-pensants", de "droite" comme de "gauche", et que ceux-ci se veuillent autoritaires ou non.
Nous autres, anarchistes verts, de toutes origines sociales et ethniques comme de toutes nationalités, entendons tout simplement lutter pour la défense de la VIE, du FUTUR DE LA PLANETE, de NOTRE FUTUR, et de la LIBERTE !

Hans CANY

lundi 14 décembre 2009

Hans Cany, membre historique de l'AOA


Hans Cany, alias Hanns Wehrwolf, nait le 11 septembre 1972 au Mans (dpt 72), d'un père picard (Oise) né en 1919 et ancien combattant des années 1939 à 1942, et d'une mère née en 1936 qui est elle-même originaire du Nord-Pas de Calais (Lens) du côté paternel, et d'Espagne du côté maternel. Découlant de son intérêt précoce pour l'Histoire, sa conscience politique s'éveille très tôt. Enfant, il est fasciné par les tolatitarismes, qu'il s'agisse du IIIème Reich ou de l'URSS, et en 1981, dans le sillage de son père, il appelle de ses voeux l'élection de François Mitterrand et la victoire de la gauche. En 1984, il se veut fanatiquement communiste. Ses repères d'alors sont vagues et éclectiques, allant du pro-soviétisme bon teint à l'engouement pour les groupes terroristes de l'époque (Action Directe, CCC, RAF, E.T.A...), en passant par un soutien global a tout ce qui est "de gauche" extrême ou pas, avec cependant une prédilection particulière pour tout ce qui peut se réclamer du marxisme. En 1986, âgé de 14 ans, il adhère à la Jeunesse Communiste (JC), qui se veut alors la branche jeunes "autonome" de l'encore très stalinien PCF. C'est à cette époque qu'il participe à ses premières manifs, contre l'apartheid et pour la libération de Mandela, contre le projet de réforme Devaquet, etc. Il bascule dans la contre-culture punk à partir de fin 1986. Face aux premiers signes de déclin du "Bloc de l'Est", sa position se durcit, et il se tourne alors davantage vers le purisme intransigeant du communisme pro-albanais, à partir de la mi-1987. A ce stade, même les régimes soviétique et chinois sont rejetés par lui comme "révisionnistes" (déviationnistes, en jargon communiste) et impérialistes, seuls la tendance ML (Marxiste-léniniste) et le régime d'Enver Hoxha trouvent grâce à ses yeux. Finalement, Hans Cany finit par découvrir et s'intéresser au communisme libertaire, ce qui le fait rompre avec toute forme autoritaire de socialisme. De là il finit par passer assez rapidement à l'anarchisme proprement dit, et en 1989 il commence à créer de petits groupuscules anarchistes sans grande audience, avec réalisation de tracts, d'affichettes et de fanzines à la clé. Vers la même époque il s'oriente aussi vers le soutien à l'animalisme radical. Il rédige et photocopie notamment un tract signé "F.L.A", se voulant branche francophone de l'Animal Liberation Front, qui n'était alors connu qu'outre-Manche. De là datent ses premières expériences du végétarisme. Fin 1990, il découvre l'Alliance Ouvrière Anarchiste, l'AOA, grâce à un exemplaire de son bulletin "L'Anarchie", et en devient très vite un membre actif et reconnu, proche notamment de Raymond Beaulaton, de Dominique David, de Serge Ninn, etc. Hans Cany écrit alors régulièrement dans "L'Anarchie", ainsi que dans son propre bulletin autonome, "Kontestation anarchiste" (reprise d'un vieux titre de fanzine, de 1989). Ses contacts internationaux le poussent à s'intéresser aux thèses développées par les anarchistes bakouninistes américains (Floride) du RAVEN'S BANNER COLLECTIVE, et par l'"anarchisme vert" prôné outre-Manche par Richard Hunt et sa revue "Alternative Green". En 1994, les vues "nationales-libertaires" qu'il défend le conduisent à prêter attention au groupuscule Nouvelle Résistance, qui suit alors une ligne très "à gauche" : national-bolchevisme, régionalisme, écologisme radical etc. Courant 1994 Raymond Beaulaton disparait, coup dur pour l'AOA qui périclite mais se maintient encore quelque temps grâce au bulletin mensuel, qui paraîtra jusqu'en 1997. Fin 1994, séduit par les sirènes NR "de gauche" qui jouent alors à fond la carte "rouge-brune", Hans Cany rejoindra Nouvelle Résistance, au sein de laquelle il animera une tendance libertaire, régionaliste/autonomiste, syndicaliste révolutionnaire (Résistance ouvrière) et écologiste radicale (Résistance verte), jusqu'à l'auto-dissolution du mouvement à l'été 1996. De 1998 à 1999 il se retrouvera brièvement membre d'Unité Radicale, et son nom fut utilisé autoritairement par la direction pour apparaître parmi les signataires de deux appels lancés par ce groupement d'extrême droite. Hans Cany conteste la légitimité de ces signatures, car elles ont été décidées à son insu, sans accord préalable, et il s'est alors retrouvé devant le fait accompli. Il s'éloigne de cette mouvance et, au début des années 2000, il participe, conjointement avec Troy Southgate (Grande Bretagne) et Peter Töpfer (Allemagne), au développement et au lancement d'un courant National-Anarchiste international. Cette tendance s'illustre par une synthèse entre idéaux libertaires et préoccupations d'ordre identitaire, à travers le droit à l'autodétermination et le fédéralisme pour tous les individus et groupes humains. Il s'engage ensuite aux côtés d'indépendantistes flamands et bretons, puis collabore un moment aux Cercles Rébellion initiés par la publication du même nom, de tendance Socialiste Révolutionnaire Européenne. Il renforce son militantisme pro-animaux, et se réclame du végétarisme radical, proche de la mouvance vegan. Il est partisan d'une Grande Belgique conforme à ses limites naturelles originelles, comprises entre Seine et Rhin (englobant donc Picardie et Nord-Pas de Calais). En 2009, ne se reconnaissant pas dans le discours de beaucoup de ceux qui se réclament aujourd'hui du National-Anarchisme de par le monde, il décide finalement de défendre ses propres idées à travers le lien de l'AOA, dont il reprend le flambeau sous le nom d' Alliance Oppositionnelle Anarchiste, conjointementent avec Dominique David.

vendredi 11 décembre 2009

Benoît XVI, le clown blanc : il ne fait rire que lui-même


Non il ne nous fait pas rire, pas plus que les milliers d'illuminés qui se précipitent naïvement, à l'occasion de chacun de ses voyages à X millions, pour venir admirer le vieil escroc... Tous ces moutons -le font-il exprès, ou est-ce maladif ?- n'ont toujours pas réalisé l'ampleur de la gigantesque supercherie qui se perpétue depuis maintenant plus de 2000 ans. Le "gentil" petit pape et sa morale chrétienne exercent toujours une influence considérable sur les esprits les plus faibles et sur les personnalités les plus vulnérables. Le conservatisme puant et réactionnaire qu'ils véhiculent fait bien le jeu du système autoritaire et des vieux principes moyen-âgeux. Est-il besoin de rappeler, entre autres, les condamnations criminelles de la contraception, du droit à l'I.V.G., de l'homosexualité, du plaisir charnel, de l'athéisme, de l'agnosticisme, du paganisme, bref de tout ce qui peut élever l'individu dans sa recherche du bonheur et de la Liberté ?... Ne nous y trompons pas : sous ses allures "magnanimes" et "pacifiques", le pape des catholiques est à ranger dans le même sac que Khomeiny et toutes les autres immondices religieuses, que celles-ci soient chrétiennes, musulmanes, juives, ou qu'elles s'apparentent à d'obscures "sectes" ou autres sociétés secrètes. Ces dernières poussant même parfois le vice jusqu'à se présenter comme "laïques" !... La religion nie l'individu, et ne génère que haine, soumission, oppression, ignorance et souffrance. Intensifions donc la propagande antireligieuse, et désabrutissons les esprits !



Hans CANY

(Première mouture de ce texte parue en 1989 dans "Kontestation anarchiste" N° 1, puis dans "L'Anarchie" N° 205, décembre 1993. Concernant la présente version, j'ai bien entendu remplacé le nom de Jean-Paul II par celui de Benoît XVI, dans un souci de réactualisation.)



Raymond BEAULATON, membre fondateur de l'AOA



Petite fiche de présentation du camarade et ami Raymond Beaulaton, l'un des membres fondateurs de l'AOA. Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de cet ouvrier anarchiste et de son activisme opiniâtre.



BEAULATON Raymond

« SOURIANT » (pseudonyme)


Né le 12 octobre 1912 à Argences (Calvados) - mort en 1994

Ouvrier ajusteur - CGT - FA - CNT-F (FTR) - AOA - Paris 18 & Le Mans (Sarthe)


Fils et petit-fils de militants socialistes, Raymond Beaulaton fréquenta dès l’âge de huit ans les Amis de l’Enfance ouvrière, puis le groupe des amis de La Patrie Humaine. Ouvrier ajusteur, il adhéra au mouvement syndical en 1937 et participa aux activités de soutien à la Révolution espagnole. Il fonda le 12 juillet 1940 un des premiers groupes de résistance antinazi de l’ouest qui éditait des tracts antifascistes et aidait à l’évasion de prisonniers (politiques et de guerre). Pendant cette période il était agent d’assurances et militait à la CGT clandestine, et à travers plusieurs réseaux (Libération Nord en 1941, CND Castille en 1942) participait à des actions de Résistance. A la libération Raymond Beaulaton "Souriant" militait à la minorité anarcho-syndicaliste de la CGT dont il était exclu pour indiscipline après être entré à la SNCF en février 1945. Il participait à la même époque à la constitution du groupe de Chateau-du-Loir de la Fédération Anarchiste dont faisaient également partie Henri Bagatskoff et Jean Boyer. En juillet 1947 il était muté à Paris où il demeurait 4 rue de la Providence (Paris 18 ), et fut un des fondateurs de la Confédération nationale du travail (CNT) en 1947. Il assurait le secrétariat général de la Fédération des Travailleurs du Rail (FTR) et de l’Internationale des Travailleurs du Rail. Délégué du syndicat du rail de la Région parisienne (Paris Austerlitz, Paris ouest rive droite, Vitry, Persan Beaumont, La Chapelle et Paris ouest rive gauche) les 24-26 septembre 1948 au 2° Congrès de la CNTF à Toulouse, il a été également délégué au 2° Congrès de la FTR qui s’est tenu le 28 septembre 1948 à Toulouse, où, bien que démissionnaire de la Commission administrative, il avait été rééélu à la nouvelle commission de trente membres. Membre du Comité national de la FTR, il était élu secrétaire général de la FTR en octobre 1948 : le bureau était alors composé de Roger et Jean Lavigne, Daniel Busset, Fernand Robert, Henri Pillerault et Julien Mercereau. Il assurait également le secrétariat du syndicat FTR de Paris Ouest Rive droite et collaborait régulièrement aux divers bulletins cheminots de la CNT : Cri Du Cheminot (au moins 11 n° de 1947 à avril 1949), suivi par Rail CNT (au moins 2 n° en 1949)et une série du Rail enchaîné (au moins 14 n° entre décembre 1944 et 1952). En 1951 il était facteur à la gare du Mans-Triage et était un des responsables du bulletin Le Rail Enchainé ainsi que le secrétaire du groupe du Mans de la FA. Lors d’un Comité confédéral le 29 janvier 1950 Beaulaton était exclu de la CNT avec les autres responsables de la FTR - Fernand Robert, Pillerault et Regnault pour ne avoir respecté la décision du congrès confédéral de ne plus participer au Cartel d’action d’unité syndicaliste. Beaucoup de militants de la FTR suivaient alors leurs responsables qui fondaient ultérieurement l’Alliance syndicale des cheminots anarchistes (ASCA) avec pour organe Le Rail enchaîné (n°1, avril 1953 à n°11, juin 1954).Ils étaient alors appuyés dans leur démarche par des regroupements analogues : l’Alliance anarchiste des PTT et l’Alliance syndicale anarchiste de la RATP. Membre de la Fédération anarchiste (quai de Valmy) depuis la reconstitution en 1944, Raymond Beaulaton appartenait au regroupement l’Entente anarchiste, créée en juin 1952, il avait participé avec sa compagne au congrès de refondation de la Fédération Anarchiste tenu les 25-27 décembre 1953 à la salle de la rue Mercadet (congrès faisant suite à la prise de contrôle de l’ancienne FA devenue FCL par Georges Fontenis). Il demeurait à cette époque 51 rue de Ruandin au Mans. En 1956 il était le secrétaire aux relations intérieures de la FA du Comité de relations dont la secrétaire était alors Pierette Martinez et le trésorier Clément Fournier. R. Beaulaton fut, le 25 novembre 1956 à Bruxelles, un des créateurs de l’Alliance Ouvrière Anarchiste (AOA), expression de langue française du Mouvement Anarchiste Mondial (M.A.M), se voulant un " instrument de liaison, d’information et de coordination (...) des individualités et des groupes locaux, régionaux et affinitaires qui gardent leur complète liberté d’action et une autonomie complète ". L'AOA est constituée par d'ex-membres scissionnistes de la FA et de la CNT. Entre 1955 et 1967 des militants de l’AOA publieront une vingtaine de numéros d’une nouvelle série du Rail enchaîné. A partir des années 1980, le bulletin de l’AOA, L’Anarchie, a pris parti de façon intensive en faveur de la liberté d'expression et de débat pour les historiens révisionnistes, d'où un ostracisme et une diabolisation entretenus par les ennemis de l'Alliance. Raymond Beaulaton s'occupe de la réalisation régulière et de la diffusion de "L'Anarchie", et s'entoure de multiples compagnons, comme Didier Pomarès, Serge Ninn, Hans Cany, Dominique David, etc.

Raymond Beaulaton décède en 1994. L'AOA continuera de vivre et de publier son bulletin jusqu'en 1997, puis renaîtra de ses cendres sous le nom réactualisé d'Alliance Oppositionnelle Anarchiste en mars 2009.


jeudi 10 décembre 2009

GUERRE AUX FASCISMES...ET A LEURS RIVAUX AUTORITAIRES !


L'"antifascisme" est très en vogue, chez la plupart de celles et de ceux qui se veulent radicaux, voire libertaires. Mais le fascisme, qu'est-ce que c'est, au juste ?


Contrairement à une idée reçue pour le moins simpliste -comme toutes les idées reçues- ce qui caractérise le fascisme n'est pas le racisme, ni la xénophobie, ni même un nationalisme exacerbé. Les fascistes n'ont en effet pas le monopole de tout ceci, et en outre, il a existé historiquement certaines formes de fascisme pour lesquelles la question raciale n'avait rien de fondamental. Non, c'est à un tout autre niveau que l'attention doit se porter.

Ce qui fait avant tout la spécificité du fascisme, c'est le fait de refuser de prendre en compte l'individu, écrasé au nom d'un "collectif" sacralisé, et c'est aussi un véritable culte du principe d'autorité et de la hiérarchie.

Un système autoritaire renforcé, reposant sur une organisation pyramidale du "haut" vers le "bas", et comportant au sommet de cette pyramide hiérarchique un seul individu (ou un groupe restreint d'individus) supervisant tout.

Etymologiquement, le mot italien "fascio", dont découle directement le terme de fascisme, désigne l'organisation en faisceau, et illustre de façon parfaite ce type de conception pyramidale. Le fascisme ne donne pas le moindre droit de cité à l'autonomie, que celle-ci soit l'autonomie de l'individu ou celle des associations d'individus. Aucune forme d'autonomie n'est possible dans un tel cadre. Car le fascisme, c'est au fond la négation pure et simple de toute liberté. Le germe fasciste est en fait omniprésent au sein de la société actuelle, entièrement basée sur les rapports de domination et sur l'inégalité de fait entre les citoyens et les institutions qui les gouvernent, ainsi qu'entre les citoyens eux-mêmes. Le fascisme commence en réalité avec tous ces gens du commun, de droite comme de gauche, qui considèrent que l'intérêt collectif doit toujours primer sur celui de l'individu, qui jugent "normal" voire "légitime" l'arbitraire du principe hiérarchique , et qui considèrent en outre le concept d'autorité comme quelque chose de quasi-sacré ou tout au moins d'absolument indispensable, quitte à le qualifier parfois de "mal nécessaire". Bien entendu, tous ces gens "comme il faut" n'ont pas le moins du monde le sentiment de se faire ainsi les chantres d'un modèle de société coercitif et liberticide, dont les fondements sont en réalité exactement les mêmes que ceux du fascisme qu'ils prétendent abhorrer. Tout simplement parce que, de fait, ils ne s'identifient aucunement à l'extrémisme de droite, qu'une habile propagande diffusée massivement et relayée très officiellement de manière quasi-unanime, depuis plus de six décennies, leur fait entrevoir comme l'incarnation même du "mal absolu". Or, c'est précisément là, dans ce conditionnement pernicieux, que se situe le piège, que réside l'arnaque, pourrait-on même dire... Le fascisme n'est pas une sorte de déviation, de phénomène étranger et extérieur à la société actuelle, à ce système lui-même basé sur les principes d'autorité et de hiérarchie. C'est simplement la forme la plus radicale, extrême jusqu'à la caricature, de ce même système mortifère. Il n'est pas l'ennemi fondamental de ce système, il en représente juste l'aboutissement logique. Et qu'il cherche à ne pas s'encombrer de faux semblants eux-mêmes liberticides, comme la pseudo "démocratie" indirecte et parlementaire, ne change rien à l'affaire. La loi du nombre, de la majorité, ne sera jamais que la dictature des uns sur les autres. Et qu'elle soit exercée par un seul ou plusieurs individus, que ce soit au nom de principes dictatoriaux ou "démocratiques", monarchiques ou républicains, la tyrannie restera toujours la tyrannie. Quel que soit le masque derrière lequel elle se dissimule. Aujourd'hui, écoeurés et révoltés de façon souvent assez légitime par certains aspects du régime en place, certains se fourvoient dans des impasses diverses et variées, et se tournent vers de nouveaux messies providentiels qui posent parfois de bonnes questions, mais y apportent presque toujours de mauvaises réponses. Certains commettent même l'erreur de se tourner vers ce qui leur apparait faussement comme le nec plus ultra de la rébellion, à savoir les groupuscules se réclamant plus ou moins ouvertement du fascisme historique, voire même, pour certains d'entre eux, vers de médiocres ersatz racialistes du nazisme hitlérien. Ce type de dérives, toutes nauséabondes qu'elles soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue que dans bien des cas, les individus qui s'y laissent prendre ne le font que par conditionnement et endoctrinement progressifs, exercés de manière si pernicieuse qu'ils n'ont souvent même pas conscience du processus de "contamination" auquel ils se trouvent soumis. Est-ce à dire qu'il ne s'agit là que d'un ramassis d'imbéciles qu'il convient juste de "baffer" ? Bien sûr que non. Comme dans tous les milieux, il existe au sein de ces groupements "maudits" des individus de qualité, honnêtes, intelligents, respectables et respectueux d'autrui, qui à un moment ou à un autre se sont retrouvés acculés par l'hostilité et l'intransigeance de "l'autre bord", et qui de ce fait n'ont trouvé d'issue qu'en se précipitant dans les bras du fascisme. D'autres -et ils sont nombreux- ne l'ont fait que par bêtise et/ou ignorance, lorsque leur engagement éphémère, pour les plus jeunes d'entre eux, ne relève pas tout simplement de la crise d'adolescence mal orientée. Dans chacun de ces cas, ce sont le dialogue et la main tendue qui seront susceptibles de leur ouvrir les yeux petit à petit, et certainement pas l'anathème, la délation, l'exclusion, les coups ou la barre de fer. Certes, beaucoup trop de gens sont encore fourvoyés dans ce type d'impasses. Mais ce n'est en tout cas pas en baillonnant et en censurant ces gens-là que l'on mène un combat efficace contre leurs idéologies. On les a vus depuis déjà longtemps à l'oeuvre, tous ces vertueux combattants « antifas » à la petite semaine et autres flics de la pensée, avec leurs cohortes de groupuscules hystériques et monomaniaques. On les voit toujours à l'oeuvre de temps à autres dans les villes, leurs diverses milices d' « activistes » bornés, intolérants et ultraviolents, aux méthodes de délinquants, objectivement aussi « fascistes » que celles des « fafs » auxquels ils prétendent s'opposer... Attenter à la liberté d'expression et de réunion des « fafs », comme les agresser physiquement dans la rue pour simple délit de sale gueule, « crime de la pensée » ou autre délit d'opinion n'a qu'un seul résultat : les renforcer dans leur conviction d'incarner une élite hautement subversive et persécutée pour son combat, ce qu'ils ne manqueront d'ailleurs pas d'exploiter à des fins propagandistes. Ils se font passer ainsi -non sans raisons parfois- pour des victimes. Si tous ces « antifas » veulent réellement combattre le système capitaliste, pourquoi donc lâchent-ils la proie pour l'ombre ? Pourquoi donc le combattre à travers un « fascisme » plus ou moins fantasmé, incarné par des partis politiques réactionnaires et populistes mais ultra-minoritaires, ainsi que par d'insignifiants groupusculets folkloriques qui ne représenteront jamais rien, au lieu de le combattre directement à travers la pseudo- "démocratie" mondialiste et ploutocratique, qui est l'émanation même du capitalisme, et qui a avantageusement remplacé le fascisme pur et dur dans le monde entier ??... Se focaliser à l'heure actuelle sur « les fafs », c'est employer vainement une énergie considérable à se battre contre des moulins à vent, contre des épouvantails faciles qui ne font que détourner l'attention du problème de fond : la prédominance du pouvoir, du principe autoritaire et de l'esprit hiérarchique. Il n'existe pas de réelle menace fasciste, de nos jours. Le fascisme stricto sensu n'est aujourd'hui au pouvoir nulle part sur le globe, et nulle part il ne se trouve en position de parvenir « aux affaires ». Le fascisme d'aujourd'hui est rampant, et ses germes se trouvent dans tous les rouages de notre société, du discours ultra-conformiste de Madame Michu ou des membres de nos familles à celui, plus navrant encore, des collègues de travail, jusqu'aux plus hautes institutions qui prétendent nous gouverner et nous imposer leurs lois. L'antifascisme n'est pas, et ne peut en aucun cas être une fin en soi, ou alors il ne fait que servir les intérêts du Système établi, non seulement en détournant l'attention des véritables problèmes, mais aussi en contribuant à étoffer son arsenal législatif et répressif. Pour combattre efficacement le fascisme, il faut tout au moins éviter de renforcer le système tout en croyant le combattre... Nous sommes antifascistes. Mais nous le sommes pleinement, au sens originel du terme, c'est-à-dire d' OPPOSANTS AU FASCISME. La forme dénaturée de la chose, celle qu' illustrent les diverses gesticulations plus ou moins violentes et paranoïaques de la plupart des « antifas » militants, ne nous intéresse pas. Pour nous, une opposition intelligente au fascisme se construit par les moyens de la propagande, de l'éducation, du dialogue et de la persuasion, ainsi que par la désobéissance et l'objection de conscience permanente et généralisée. En combattant l'autorité et la hiérarchie sous toutes leurs formes, nous combattons évidemment les principaux fondements du fascisme. L'antifascisme tel que nous le concevons ne doit pas être offensif, comme l'ont rendu certaines dérives d'essence autoritaire et gauchistoïde depuis les deux dernières décennies. L'antifascisme a toujours été et sera toujours, pour nous, un antifascisme DEFENSIF. Le jour où le fascisme pur et dur, celui qui a déjà régné historiquement, représentera de nouveau une menace réelle et immédiate, nous nous lèverons contre lui et nous le combattrons, au besoin les armes à la main s'il prétend nier l'expression de notre pensée et de notre volonté, ou s'il cherche à nous anéantir. Nous résisterons alors avec toute l'énergie nécessaire à ce rude combat contre un ennemi mortel, comme l'ont fait avant nous nos compagnons au cours des années 1930 et 1940. Mais nous sommes pour l'instant loin d'assister à ce cas de figure, et pour notre part, nous nous refusons catégoriquement à marcher au pas, aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui croient très pertinent d'emprunter de simples voies de garage.


Hans CANY
16 juillet 2009

Alliance Oppositionnelle Anarchiste (A.O.A.)


Calomnies contre notre vieux compagnon



RIPOSTE A L'INTOX NAUSEABONDE


J'ai été absolument scandalisé en découvrant sur Internet le document http://www.bibliolibertaire.org/Textes/anarchisme.doc
On peut en effet y lire les allégations suivantes, à la date 1956, concernant l'AOA et notre camarade Raymond Beaulaton :
"1956. Des militants de l'ex-Entente anarchiste, regroupés autour de Robert et Beaulaton, quittent la FA et créent le 25 novembre à Bruxelles l'Alliance ouvrière anarchiste (AOA). L'AOA publie le périodique l'Anarchie, et dérivera vers l'extrême-droite au cours de la guerre d'Algérie."


La personne qui m'a fait connaître cet extrait sur un forum de discussion s'est en outre crue autorisée à émettre l'affabulation suivante :
"Raymond Beaulaton quitta les anarchistes pour fonder l'AOA car il voulait que l'Algérie resta (sic) un département français."

Je tiens donc à faire savoir à tous ce qui suit.
Lorsque la guerre d'Algérie a commencé, en 1954, certains éléments de la FA, liés à la "direction" (!) du mouvement, ont préconisé le soutien au FLN et à la mouvance nationaliste/indépendantiste algérienne. Raymond Beaulaton, qui était encore membre de la FA, n'était pas favorable à ce soutien. Et il était loin d'être le seul. Pourquoi ? Parce qu'il avait une sainte horreur de tout nationalisme, et qu'il assimilait la lutte de "libération nationale" du FLN algérien à un nationalisme, dont le seul but réel était de créer un nouvel Etat-Nation oppresseur. Raymond Beaulaton refusait de soutenir tout nationalisme, fut-il de "libération", car pour lui la nation comme la communauté étaient des mots creux. C'était un pur anar individualiste, plus individualiste encore que je ne le suis moi-même.
Il a toujours été très hostile aux mouvements "nationaux" quels qu'ils soient, et pour ma part, j'ai parfois été en désaccord avec lui à ce sujet. Mais, lorsqu'on voit ce que ça a finalement donné, le FLN au pouvoir en Algérie, force est pour moi de reconnaître qu'il n'avait pas tort sur toute la ligne...
Les insinuations mensongères dont découle ce texte relèvent donc d'une manoeuvre d'intox et de manipulation particulièrement répugnante. Oser prétendre qu'il "voulait que l'Algérie restât un département français", c'est tout simplement lui faire un procès d'intention, lui faire dire ce qu'il n'a JAMAIS dit. Et oser affirmer que l'AOA a "dévié vers l'extrême-droite à partir de la guerre d'Algérie", c'est tout bonnement de la diffamation pure et simple. Ce type de procédés nauséabonds, consistant à calomnier de façon complètement éhontée dans le but de disqualifier l'adversaire à bon compte, rappelle très fortement ceux qu'ont toujours employés les bolcheviks depuis Marx lui-même, lorsqu'il s'amusait à répandre des calomnies similaires contre son ennemi Bakounine. Ce sont-là aussi des méthodes employées couramment tant par les Francs-Maçons (tiens tiens...) que par les nazis. D'ailleurs, Joseph Goebbels lui-même ne disait-il pas que plus un mensonge était gros, plus il était facile de le faire gober par les masses ? Ce principe machiavélique n'est apparemment pas tombé dans l'oreille de sourds, et certains sont allés à bonne école, dirait-on...
Il est vrai que l'introduction du document précise qu'il provient de la FA et qu'il a été "enrichi par un militant d'Alternative Libertaire (sic)", ceci expliquant donc cela...
En tout cas, ceux qui ont rédigé cette infâmie ne manquent pas de culot, c'est le moins qu'on puisse dire. Il faut être sacrément dégueulasse, pour oser pondre des contre-vérités pareilles. C'est assez inouï. Pourtant, depuis 1990, j'en ai lu des calomnies visant l'AOA, pas qu'un peu. Mais là...je reste pantois face à tant de bassesse et de fourberie.
Les véritables raisons du départ de certains camarades (dont Raymond Beaulaton) de la FA pour fonder l'AOA en 1956 n'ont strictement rien à voir avec le désaccord qu'il pouvait y avoir entre eux et d'autres qui voulaient apporter leur soutien au FLN.
Ce point de désaccord existait, il ne faut pas le nier, mais il n'avait rien de central. C'était juste le symptôme d'un malaise beaucoup plus profond...
Les vraies raisons de la scission, elles sont au nombre de trois, et elles sont clairement exposées dans le texte de présentation de l'AOA.

En guise d'appendice, je voudrais démonter comme il se doit le processus d'intox, en le résumant ainsi :


1/ Certains font pression pour que la FA soutienne officiellement l'indépendantisme des nationalistes algériens.
2/ Raymond Beaulaton expose son désaccord, parce qu'il rejette toute forme de nationalisme, fut-il de "libération".
3/ On en déduit alors que puisque Beaulaton refuse de soutenir les indépendantistes/nationalistes, c'est qu'il est contre l'indépendance, et donc pour le maintien d'une Algérie française... Quant à l'AOA, on l'assimile alors à l'extrême-droite, puisqu'on la met ainsi dans le même sac que l'OAS et compagnie...
Bah tiens.


C'est complètement grotesque, et le procédé est franchement ignoble. Fin de l'histoire.


Pour l'AOA,
Hans CANY