L'origine du fascisme, né en Italie, est liée à une psychose qui atteint la quasi totalité des politiciens aspirant au pouvoir. Mussolini n'est pas une exception. Les volte-faces des politiciens et, en particulier, de ceux qui se réclament du "socialisme", ne peuvent plus se compter.
C'est ainsi que, depuis 1920, toutes les atteintes aux libertés furent qualifiées de fascisme.
En évoquant cela, il est inutile d'expliquer que les méthodes fascistes sont, surtout depuis la fin de la seconde guerre mondiale, employées précisément par ceux qui se targuent de combattre le fascisme. Les méthodes fascistes s'inscrivent automatiquement comme l'élément normal dans le maintien du système hiérarchique et l'inévitable processus du pouvoir étatique. En France, il ne faut pas oublier que c'est en achetant le Parti Socialiste que l'homme décoré de la Francisque sous le n°2202 en prêtant serment à Pétain est devenu le chef (duce ?) de l'Etat.
Aujourd'hui en France, les méthodes fascistes se sont, certes, affinées, sans pour cela en être moins dangereuses.
De la loi Pleven de 1972 à la loi Gayssot de 1990, les atteintes à la liberté d'expression avancent à pas de géant. Aujourd'hui, le pouvoir a institué une idéologie officielle, et malheur à qui s'écarte du chemin. On va même jusqu'à rééditer des livres en escamottant les passages qui ne plaisent pas aux inquisiteurs. C'est le cas pour le "Dictionnaire philosophique" de Voltaire, où vingt-quatre pages parlant de la religion juive ont disparu, censurée par une diaspora religieuse qui écrase le monde.
On s'en prend aussi à beaucoup d'autres livres, dont ceux de Céline par exemple.
J'ai entendu, l'autre jour, un petit con qui présentait un jeu à la télé. Parlant de Céline, il envoya cette éructation : "Céline, plutôt facho...!". En fait de facho, pauvre mec, tu devrais te regarder dans une glace, toi et tous les censeurs de la TV !
Combien sont-ils, en France, ceux qui sont poursuivis pour délit d'opinion ? Ce n'est pas du fascisme, ça ?!?...
Eh oui ! J'ai lutté aux côtés des camarades italiens contre le fascisme de Mussolini, aux côtés des camarades espagnols contre le fascisme de Franco, dans la Résistance contre le fascisme de l'occupant hitlérien, et aujourd'hui contre le fascisme hiérarchico-religieux qui affame le monde.
Eh oui ! L'anarchie est contre toutes les lois et particulièrement contre cette loi infâme dite "loi Gayssot", résurgence du fascisme qui bafoue le combat de tous les résistants.
Aujourd'hui, des dizaines d'individus de toutes couleurs politiques sont poursuivis, condamnés, emprisonnés, simplement pour ce qu'ils ont dit ou écrit. Et ça se passe en France, là où les lâches ont peur du débat public.
C'est ça, le fascisme !
C'est cela que nous combattrons toujours.
Raymond BEAULATON
(in "L'Anarchie" n°206, janvier 1994)
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lundi 14 décembre 2009
vendredi 11 décembre 2009
AOA : questions fréquemment posées (FAQ)
1. L' ANARCHIE, QU'EST-CE QUE C'EST ? CELA SE RAPPORTE-T-IL AU CHAOS, A LA VIOLENCE ET A LA CONFUSION ?
ANARCHIE : Absence de gouvernement. Refus et rejet de toute hiérarchie. Reniement, mépris de l'autorité et de l'envahissement basés sur la force et la coercition. Condition d'une société régulée par l'acceptation volontaire et l'entraide plutôt que sur l'autorité et la contrainte.
ANARCHISME : La philosophie d'un nouvel ordre social basé sur une liberté non-restreinte par des lois créées par l'homme. Théorie selon laquelle toute forme de gouvernement repose sur la violence, et est par conséquent tout aussi erronée que néfaste et inutile. L'anarchisme implique l'adhésion aux principes fondamentaux de la démocratie directe, de l'autogestion, et de l'autodétermination.
ANARCHISTE : Un(e) adepte de l'anarchisme. Celui ou celle qui s'oppose à toute forme d'autorité envahissante et coercitive, à toute forme d'Etat-Nation, à toute forme de hiérarchie. Un partisan de l'Anarchie, ou absence de gouvernement, en tant qu'idéal de liberté politique et d'harmonie sociale. Quiconque nie l'autorité et la combat est anarchiste.
Donc, l'Anarchie implique-t-elle "le chaos", "la confusion", "la violence", ou "la loi du plus fort" ?...Certainement pas, bien au contraire ! La HIERARCHIE, c'est le DESORDRE dans la contrainte. L'ANARCHIE, c'est l'ORDRE dans la Liberté. L'ANARCHIE EST LA PLUS HAUTE EXPRESSION DE L'ORDRE ! Le chaos, par contre, peut être un moyen comme un autre de saboter la « Machine » pour mieux parvenir à nos fins. Nous autres, anarchistes, pensons tout simplement que la meilleure forme de gouvernement, c'est sa suppression. Lorsqu'ils exercent une quelconque autorité sur autrui, les gens honnêtes se révèlent tout aussi incapables que les gens malhonnêtes se révèlent nuisibles. Montesquieu n'avait certainement pas tort lorsqu'il affirmait, déjà, que « le pouvoir corrompt, et le pouvoir absolu corrompt absolument » !
2. SERIEZ-VOUS DONC DES « ANARCHISTES DE DROITE » ?
Ce terme d' « anarchisme de droite » est en lui-même absurde. N'en déplaise à certains, il n'existe pas et ne peut exister d'anarchisme « de droite », pour la bonne et simple raison que l'anarchisme n'est pas et n'a jamais été parlementariste, et ne peut donc trouver sa place dans aucun hémicycle. Les anars de l'AOA ne sont pas plus « de droite » que « de gauche ». Et l'Anarchie n' a pas à être « à gauche » (du Système) ni « à droite » (du Système) : elle se situe EN-DEHORS ET EN-FACE ! Nous sommes des en-dehors, tout simplement. En agissant ainsi, les abrutis hostiles qui voudraient à tout prix nous coller de telles étiquettes trahissent eux-mêmes leur vraie nature de droitards (s'ils nous classent « à gauche ») ou de gauchards (s'ils nous classent « à droite »).
3. LE BULLETIN DE L'AOA ("L'ANARCHIE") ETAIT-IL BIEN DIFFUSE ET LU ? AVAIT-IL UN IMPACT SUR LE MILIEU ANAR/LIBERTAIRE ?
"L'ANARCHIE" était un bulletin mensuel photocopié, 2 à 3 feuilles A4 recto-verso, bien remplies car rédigées en petits caractères. On l'envoyait régulièrement à environ 300 ou 400 personnes, et chacun était invité à le photocopier pour en diffuser des copies à son tour, s'il le souhaitait/pouvait. 1 seul exemplaire pouvait dès lors être multiplié par 5, 10, ou 100. Ce qui fait qu'au final, il est difficile d'évaluer la diffusion totale, cela dépendait un peu de chaque numéro et du bon vouloir de ceux qui le recevaient... Il est clair que nous n'avions de ce fait pas un tirage énorme, mais ça ne passait pas inaperçu pour autant. Le milieu anar/libertaire dans son ensemble nous accordait une certaine attention, puisque nous avions très souvent des "retours" : soit des articles et des encarts très hostiles publiés régulièrement dans leur presse et leurs fanzines pour nous vilipender, soit, dans le "meilleur" des cas, des gens qui nous écrivaient pour polémiquer longuement... Bref, nous étions -et sommes toujours !- pour eux des parias, notamment à cause de notre virulente opposition à toute idée de structure organisée, de notre rejet de tout collectivisme, et de notre dénonciation du noyautage franc-mac des organisations existantes. Et aussi, bien sûr, à cause de notre prise de position en faveur de la liberté d'expression pour les révisionnistes... De ce fait, il existait (et il va de nouveau exister) une sorte de "conspiration du silence" de leur part, histoire de ne pas faire de "pub" à l' AOA qui les défrise tant... Nous sommes leurs "dissidents", l'AOA étant une scission née de leurs rangs, il ne faut pas l'oublier.
4. ÊTES-VOUS ANTISEMITES ? ET QUELLE EST VOTRE POSITION EN MATIERE RELIGIEUSE ?
Beaucoup de figures historiques de l'anarchisme sont aujourd'hui stigmatisées par les tenants du politiquement correct, sous prétexte qu'ils défendaient des positions et tenaient des propos prétendument « antisémites » : Proudhon, Bakounine, Emile Pouget, Makhno, Fourier, ou même des socialistes révolutionnaires comme Blanqui, etc. C'est oublier bien vite que leur « antisémitisme » n'en était en fait pas véritablement un, puisqu'il était à fondements sociaux et religieux, et non raciaux. On est ici très loin d'un délire racialiste à la Hitler ! Les anarchistes intégralistes, pour leur part, ne font en tout cas pas profession d'antisémitisme, puisqu'ils réduisent la « question juive » à un problème RELIGIEUX. Les juifs et autres israélites sont tout simplement ceux qui professent la religion juive, rien de plus. Il n'existe pas de type racial spécifiquement juif. Il existe certes des juifs d'ethnies sémitiques, mais aussi des juifs européens/blancs, noirs/africains, etc etc. Il existe même des juifs japonais ! En revanche, nous n'admettons pas qu'on interdise d'attaquer le Judaïsme en tant que religion, sous peine de se voir aussitôt taxés d' « antisémitisme ». Pas plus qu'on interdise toute critique du sionisme (= nationalisme juif pro-israélien) sous peine d'encourir le même type de condamnation de la part des bonnes consciences de service ou d'individus moins bien intentionnés... Notre anarchisme entend rejeter et combattre le Judaïsme exactement au même titre qu'il rejette et combat les autres religions dites « révélées », ou « Religions du Livre » : Christianisme et Islam. Pour les anarchistes que rassemble l'AOA, les trois Religions du Désert (Christianisme-Judaïsme-Islam) ne constituent qu'une seule et même hydre à trois têtes que nous n'hésitons pas à qualifier d' Ennemi millénaire. On ne peut combattre efficacement l'une de ces trois têtes tout en ménageant les autres, et nous réclamons pour tous les incroyants, pour tous ceux qui rejettent l'emprise pernicieuse de ces trois sectes monolâtres et de leurs superstitions mortifères, le droit au blasphème ! Ceci étant, il est bien évident qu'à nos yeux, une personne « d'origine juive » qui n'adhère pas ou plus aux dogmes de la religion mosaïque cesse par là-même d'être juive : aucun facteur d'essence raciale ou biologisante n'intervient dans notre refus du judéo-christianisme, et les apostats de tous horizons ne nous posent aucun problème, bien au contraire, même. Précisons enfin que notre combat contre les grandes religions dites « révélées » ne vise en aucun cas les croyants en tant qu'individus, mais l'objet de leurs croyances, ainsi que leurs institutions cléricales.
5. MAIS VOUS SOUTENEZ DES NEGATIONNISTES, DES ANTISEMITES ?!
Il y a certes des révisionnistes qui n'ont pour motivations principales que l'antisémitisme et/ou la réhabilitation du IIIème Reich, mais c'est très loin d'être le cas pour tous. Heureusement d'ailleurs... En outre, insistons juste sur le fait qu'il s'agit avant tout, pour l'AOA, de défendre la liberté de recherche et de parole pour les révisionnistes, pas nécéssairement le révisionnisme en lui-même, nuance !... Seuls de fort curieux "anarchistes" peuvent ne pas s'opposer à l' INTERDICTION de cette liberté de parole et de recherche. L'AOA n'a pas vocation à être une organisation révisionniste, loin s'en faut. Elle réclame juste l'arrêt des persécutions qui frappent les victimes de l'odieuse loi Fabius-Gayssot, et l'ouverture de débats publics libres entre partisans et adversaires du révisionnisme historique.
6. VOUS SOUS-ENTENDEZ QUE L'AOA EST LE SEUL VERITABLE RESEAU ANARCHISTE EN FRANCE, ET QUE TOUS LES AUTRES SONT DES IMPOSTEURS ?!...
Citons la présentation de l'AOA :
"Née en 1956 d'une scission de la FA (Fédération Anarchiste) et de la CNT, l' AOA N'EST PAS UNE ORGANISATION. L'AOA étant une association permanente d'individus et d'esprits libres, elle se refuse catégoriquement à "organiser", ce qui reviendrait à réglementer une idée commune de la liberté, et à enfermer l'anarchisme dans des dogmes figés et uniformisants. Notre formule d'association par la LIBRE ENTENTE, résiliable à la volonté de chacun(e), sans cartes, sans adhésion bureaucratique, sans hiérarchie, sans "dirigeants" ni cotisations imposées, est la seule formule qui soit acceptable pour l'anarchiste authentique, la seule qui permette une réalisation collective basée sur l'acceptation volontaire et la conscience individuelle. "
Nous sommes en effet les seuls, en France, à fonctionner de cette façon. L'AOA passe pour un petit groupement sectaire et "extrémiste", car effectivement, nous nous réclamons d'un anarchisme intégraliste, et nous sommes probablement le dernier reliquat du mouvement anar tel qu'il existait en France du XIXème siècle jusqu'au début de la seconde guerre mondiale. C'est surtout après le début des années 1950 que, selon nous, le mouvement anar s'est facheusement dénaturé... Précisons cependant que notre vive animosité envers les diverses organisations existantes ne vise pas la totalité de leurs membres en tant qu'individus. Certains sont sincères et sont des anars tout à fait valables, même si nous considérons qu'ils se trompent en restant dans ces organisations. Il y a chez eux des sales cons et des gens bien, comme partout. Donc non, ce ne sont pas tous des imposteurs, mais leurs structures organisationnelles et leurs crypto-hiérarchies, elles, le sont.
7. ETES-VOUS PLUTÔT DE TENDANCE ANARCHISTE INDIVIDUALISTE OU SOCIALISTE LIBERTAIRE ?
Nous sommes...les deux !!! Plus exactement, certains d'entre nous sont plus l'un que l'autre, tandis que certains autres encore opèrent une sorte de synthèse entre les deux tendances. L'être humain est à la fois le plus individuel et le plus social de tous les animaux. Nous pensons de ce fait que la synthèse entre individualisme et socialisme libertaire est non seulement souhaitable, mais indispensable. De manière générale, nous considérons que l'individualisme constitue le volet philosophique de l'anarchisme, et que le socialisme anti-autoritaire en constitue le volet « pratique ». Equilibrées judicieusement, ces deux tendances peuvent fort bien s'accorder, et se complètent de façon harmonieuse, chacune constituant, en outre, une sorte de « garde-fou » préservant des excès éventuels de l'autre.
8. L'AOA EST-ELLE LIEE AU GROUPE QUI PUBLIAIT "L'HOMME LIBRE, FILS DE LA TERRE" ?
Tout à fait, puisque "L'HOMME LIBRE", publication du Cercle d'Etudes Psychologiques (C.E.P), était animé par le vieux camarade Marcel RENOULET, lui-même un des membres fondateurs de l'AOA. Cela dit, "L'HOMME LIBRE" n'est pas une publication de l'AOA stricto sensu. C'est un journal de libre expression et orienté philo, avec certes une très forte prédilection pour l'individualisme, mais dans lequel on trouve des auteurs de tendances très diverses et venant de tous horizons ("idéologiques"). Y écrivent donc pêle-mêle des "acrates"/libertaires individualistes, des nihilistes, des nietzschéens, des traditionnalistes, des pacifistes, des hygiénistes, des gens issus de milieux "nationalistes", etc etc. Robert Dun, par exemple, a beaucoup écrit dans "L'HOMME LIBRE". Parmi les références philosophiques chères à l'ensemble de ces contributeurs très divers, on peut citer notamment Nietzsche, Max Stirner, Han Ryner, Simone Weil, Krishnamurti, Hem Day, et beaucoup d'autres.
9. ENCOURAGEZ-VOUS LES GENS A COMMETTRE DES ACTES ILLEGAUX OU DES ACTES DE TERRORISME ?
Non. En règle générale, le prix à payer pour des actes illégaux dépasse de très loin les bénéfices qu'on peut en tirer. Les forces de la Loi, particulièrement dans le monde occidental, sont vigilantes et disposent de moyens technologiques terrifiants. Si quelqu'un vous suggère de commettre des actes illégaux, il y a de fortes chances pour que cette personne soit un idiot, par conséquent dangereux, ou bien un agent provocateur, un ennemi essayant délibérément de vous causer des problèmes. Par conséquent et très explicitement, nous n'encourageons personne à commettre des actes illégaux ou des actes de terrorisme.
10. COMMENT ENTENDEZ VOUS ATTEINDRE VOS OBJECTIFS ?
Nous ne sommes ni des fatalistes résignés, ni des utopistes béats. Nous ne nous faisons aucune illusion quant à la possibilité éventuelle d'appliquer concrètement nos idées dans le contexte politique et social actuel. Il est bien évident que toute tentative en ce sens, dans le contexte des Etats-Nations tout-puissants, serait irrémédiablement vouée à l'échec, et exposerait ses instigateurs à une répression très dure de la part des tenants de l'autorité et de l'étatisme. De surcroit, nous ne sommes pas des révolutionnaires, car nous ne croyons ni aux vertus, ni aux chances de réussite positive de la révolution violente. L'humanité, en grande majorité, est beaucoup trop aliénée à l'heure actuelle pour se comporter de manière responsable en s'affranchissant de toute tyrannie autoritaire, et toutes les révolutions qui se sont produites de par le monde au cours de l'Histoire, quelle que soit leur tendance, ont toujours fini par accoucher de résultats dégénérés et/ou d'essence criminelle. Ou alors, quand elles furent vraiment bien inspirées, elles finirent hélas de façon négative (1848, la Commune de 1871, etc). Nous ne croyons aucunement aux bienfaits supposés de ce type de révolutions. Nous préférons laisser ce type d'illusions à tous ceux qui rêvent encore d'un "Grand Soir". Comme le disait avec raison Max Stirner : « La révolution veut changer les institutions. La révolte consiste à refuser de se laisser gouverner par des institutions ». Oui, en effet, les anarchistes de l'AOA ne sont pas des révolutionnaires, mais des révoltés. La seule forme de révolution en laquelle nous croyons et pour laquelle nous nous battrons toujours, c'est la REVOLUTION DES ESPRITS. Le plus important, à l'heure actuelle, est d'une part de diffuser inlassablement la propagande anarchiste, de façon à éveiller les individus et à les inciter à s'élever contre toute tyrannie autoritaire/hiérarchique/étatique. Tout ce qui contribue, même de façon modeste, à l'affaiblissement du centralisme et des institutions autoritaires est à notre sens potentiellement positif, et participe à la progression de nos idéaux. Détruire de l'intérieur, et créer à partir de rien : telle est l'essence profonde de notre tactique !
11. OK, J'APPRECIE VOS IDEES. MAINTENANT, COMMENT PUIS-JE ADHERER ?
Vous ne pouvez pas "adhérer". Il n'y a pas d' "organisation" à laquelle vous pourriez adhérer. Et il y a de très bonnes raisons à cela. Premièrement, les organisations, même lorsqu'elles se proclament "anarchistes" ou "libertaires", impliquent l'imposition d'une idée commune de la liberté, et tendent même à recréer certaines formes de hiérarchie... Et ceci est hautement incompatible avec les idéaux anarchistes, la hiérarchie étant l'exacte antithèse de l'Anarchie ! Les organisations qui disposent d'une quelconque autorité centrale, même lorsqu'elles se prétendent "anti-autoritaires", sont toujours très suspectes. La seule formule acceptable pour un authentique anarchiste, c'est l'association libre et volontaire, basée sur la libre entente entre individus et sur le principe fédératif des réseaux indépendants. Deuxièmement, trop de gens semblent croire qu'ils se rendent utiles juste en adhérant à une organisation, et ensuite s'assoient dans un coin en attendant que quelque chose se passe. Notre opinion est qu'une telle démarche est inutile. Si vous voulez sérieusement faire quelque chose, alors allez-y et faîtes-le de vous-mêmes au lieu d'attendre que d'autres viennent vous tenir la main. Si vous ne souhaitez pas agir sérieusement , alors pourquoi venir nous ennuyer et nous faire perdre notre temps ? Nous encourageons un esprit de "loup solitaire", d'activisme individuel. Vous trouverez des suggestions de ce que vous pouvez éventuellement faire ci-dessous, et dans les autres textes en ligne sur ce site. Bien entendu, l'information en réseau entre anarchistes est une chose très importante. Cependant, elle ne doit pas se substituer à l'esprit d'activisme individuel qui, à ce stade, est la seule façon d'obtenir des résultats concrets. Pris séparément de tout le reste, cet aspect nous rend très peu attractifs aux yeux des révolutionnaires de salon, qui encombrent et paralysent la plupart des mouvements radicaux. Inversement, l'avantage est qu'il attire plutôt des gens sérieux et intelligents. Troisièmement, les organisations peuvent facilement être rendues inefficaces par l'Establishment. Les services secrets de l'Etat, tout comme d'autres ennemis, sont de fervents adeptes de l'infiltration et de la subversion au sein des organisations constituées. Parfois, ils y suscitent des divisions entre les leaders ou entre les membres. D'autres fois, ils interceptent des lettres ou des e-mails que les membres croient confidentiels, ou se servent d'autres tactiques similaires pour créer l'image d'une organisation "inutile". Parfois, ils infiltrent même la direction de l'organisation afin de la rendre inefficace. D'autres fois, ils incitent les membres de l'organisation à commettre des actes illégaux, pour attirer sur eux la répression voire l'emprisonnement , ou bien à commettre d'autres actes qui discréditeront le mouvement. Parfois, ils recourent à la corruption. Il est beaucoup plus difficile pour nos ennemis d'employer ce genre de méthodes s'il n'existe pas de structures organisationnelles. Avec le temps, le Système est devenu expert dans l'art de neutraliser ou de détruire les organisations qui s'opposent à lui. En revanche, le Système devient complètement impuissant dès lors qu'il n'a aucune structure organisationnelle à attaquer. Il ne sait plus qui surveiller, quelles lettres il doit intercepter, ni comment provoquer des dysfonctionnements.
12. MAIS ALORS, QUE PUIS-JE FAIRE ?
Beaucoup de choses. De façon générale, nous encourageons une démarche de "loup solitaire". Il vous faut prendre en considération votre situation personnelle, vos ressources, et votre degré d'engagement, et ensuite vous fixer des objectifs réalisables en un temps donné. Au-delà de ça, vous pouvez prendre en compte ce qui suit. Premièrement, créez votre propre site internet. Reproduisez-y les écrits que vous trouverez sur ce site, et publiez aussi, bien sûr, vos propres écrits. Encouragez d'autres personnes à faire de même. De cette façon, les idées de l'AOA se diffuseront dans le monde entier et s'y développeront comme des champignons ! Deuxièmement, discutez, argumentez, et exprimez les idées anarchistes intégralistes à chaque opportunité qui se présentera. Assurez la promotion de ces idées de toutes les manières possibles. Si vous êtes scolarisé ou étudiant, incluez ces idées dans vos exposés et dans vos écrits, et faîtes-les connaître autour de vous. Si vous travaillez pour des média, publiez ces idées. Si vous êtes un artiste, un écrivain, un réalisateur de films, un musicien, faîtes en sorte que vos travaux reflètent les idéaux et l'esprit de notre anarchisme, afin de toucher autant de monde que possible. Troisièmement, recherchez d'autres références anarchistes sur le web. Elles pourront peut-être vous inspirer. Vérifiez que ces sites sont bien authentiques, et qu'il ne s'agit pas de vulgaires pièges tendus par nos ennemis. Ne révélez pas trop de détails vous concernant sans réelle nécessité.
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jeudi 10 décembre 2009
GUERRE AUX FASCISMES...ET A LEURS RIVAUX AUTORITAIRES !

L'"antifascisme" est très en vogue, chez la plupart de celles et de ceux qui se veulent radicaux, voire libertaires. Mais le fascisme, qu'est-ce que c'est, au juste ?
Contrairement à une idée reçue pour le moins simpliste -comme toutes les idées reçues- ce qui caractérise le fascisme n'est pas le racisme, ni la xénophobie, ni même un nationalisme exacerbé. Les fascistes n'ont en effet pas le monopole de tout ceci, et en outre, il a existé historiquement certaines formes de fascisme pour lesquelles la question raciale n'avait rien de fondamental. Non, c'est à un tout autre niveau que l'attention doit se porter.
Ce qui fait avant tout la spécificité du fascisme, c'est le fait de refuser de prendre en compte l'individu, écrasé au nom d'un "collectif" sacralisé, et c'est aussi un véritable culte du principe d'autorité et de la hiérarchie.
Un système autoritaire renforcé, reposant sur une organisation pyramidale du "haut" vers le "bas", et comportant au sommet de cette pyramide hiérarchique un seul individu (ou un groupe restreint d'individus) supervisant tout.
Etymologiquement, le mot italien "fascio", dont découle directement le terme de fascisme, désigne l'organisation en faisceau, et illustre de façon parfaite ce type de conception pyramidale. Le fascisme ne donne pas le moindre droit de cité à l'autonomie, que celle-ci soit l'autonomie de l'individu ou celle des associations d'individus. Aucune forme d'autonomie n'est possible dans un tel cadre. Car le fascisme, c'est au fond la négation pure et simple de toute liberté. Le germe fasciste est en fait omniprésent au sein de la société actuelle, entièrement basée sur les rapports de domination et sur l'inégalité de fait entre les citoyens et les institutions qui les gouvernent, ainsi qu'entre les citoyens eux-mêmes. Le fascisme commence en réalité avec tous ces gens du commun, de droite comme de gauche, qui considèrent que l'intérêt collectif doit toujours primer sur celui de l'individu, qui jugent "normal" voire "légitime" l'arbitraire du principe hiérarchique , et qui considèrent en outre le concept d'autorité comme quelque chose de quasi-sacré ou tout au moins d'absolument indispensable, quitte à le qualifier parfois de "mal nécessaire". Bien entendu, tous ces gens "comme il faut" n'ont pas le moins du monde le sentiment de se faire ainsi les chantres d'un modèle de société coercitif et liberticide, dont les fondements sont en réalité exactement les mêmes que ceux du fascisme qu'ils prétendent abhorrer. Tout simplement parce que, de fait, ils ne s'identifient aucunement à l'extrémisme de droite, qu'une habile propagande diffusée massivement et relayée très officiellement de manière quasi-unanime, depuis plus de six décennies, leur fait entrevoir comme l'incarnation même du "mal absolu". Or, c'est précisément là, dans ce conditionnement pernicieux, que se situe le piège, que réside l'arnaque, pourrait-on même dire... Le fascisme n'est pas une sorte de déviation, de phénomène étranger et extérieur à la société actuelle, à ce système lui-même basé sur les principes d'autorité et de hiérarchie. C'est simplement la forme la plus radicale, extrême jusqu'à la caricature, de ce même système mortifère. Il n'est pas l'ennemi fondamental de ce système, il en représente juste l'aboutissement logique. Et qu'il cherche à ne pas s'encombrer de faux semblants eux-mêmes liberticides, comme la pseudo "démocratie" indirecte et parlementaire, ne change rien à l'affaire. La loi du nombre, de la majorité, ne sera jamais que la dictature des uns sur les autres. Et qu'elle soit exercée par un seul ou plusieurs individus, que ce soit au nom de principes dictatoriaux ou "démocratiques", monarchiques ou républicains, la tyrannie restera toujours la tyrannie. Quel que soit le masque derrière lequel elle se dissimule. Aujourd'hui, écoeurés et révoltés de façon souvent assez légitime par certains aspects du régime en place, certains se fourvoient dans des impasses diverses et variées, et se tournent vers de nouveaux messies providentiels qui posent parfois de bonnes questions, mais y apportent presque toujours de mauvaises réponses. Certains commettent même l'erreur de se tourner vers ce qui leur apparait faussement comme le nec plus ultra de la rébellion, à savoir les groupuscules se réclamant plus ou moins ouvertement du fascisme historique, voire même, pour certains d'entre eux, vers de médiocres ersatz racialistes du nazisme hitlérien. Ce type de dérives, toutes nauséabondes qu'elles soient, ne doivent pas nous faire perdre de vue que dans bien des cas, les individus qui s'y laissent prendre ne le font que par conditionnement et endoctrinement progressifs, exercés de manière si pernicieuse qu'ils n'ont souvent même pas conscience du processus de "contamination" auquel ils se trouvent soumis. Est-ce à dire qu'il ne s'agit là que d'un ramassis d'imbéciles qu'il convient juste de "baffer" ? Bien sûr que non. Comme dans tous les milieux, il existe au sein de ces groupements "maudits" des individus de qualité, honnêtes, intelligents, respectables et respectueux d'autrui, qui à un moment ou à un autre se sont retrouvés acculés par l'hostilité et l'intransigeance de "l'autre bord", et qui de ce fait n'ont trouvé d'issue qu'en se précipitant dans les bras du fascisme. D'autres -et ils sont nombreux- ne l'ont fait que par bêtise et/ou ignorance, lorsque leur engagement éphémère, pour les plus jeunes d'entre eux, ne relève pas tout simplement de la crise d'adolescence mal orientée. Dans chacun de ces cas, ce sont le dialogue et la main tendue qui seront susceptibles de leur ouvrir les yeux petit à petit, et certainement pas l'anathème, la délation, l'exclusion, les coups ou la barre de fer. Certes, beaucoup trop de gens sont encore fourvoyés dans ce type d'impasses. Mais ce n'est en tout cas pas en baillonnant et en censurant ces gens-là que l'on mène un combat efficace contre leurs idéologies. On les a vus depuis déjà longtemps à l'oeuvre, tous ces vertueux combattants « antifas » à la petite semaine et autres flics de la pensée, avec leurs cohortes de groupuscules hystériques et monomaniaques. On les voit toujours à l'oeuvre de temps à autres dans les villes, leurs diverses milices d' « activistes » bornés, intolérants et ultraviolents, aux méthodes de délinquants, objectivement aussi « fascistes » que celles des « fafs » auxquels ils prétendent s'opposer... Attenter à la liberté d'expression et de réunion des « fafs », comme les agresser physiquement dans la rue pour simple délit de sale gueule, « crime de la pensée » ou autre délit d'opinion n'a qu'un seul résultat : les renforcer dans leur conviction d'incarner une élite hautement subversive et persécutée pour son combat, ce qu'ils ne manqueront d'ailleurs pas d'exploiter à des fins propagandistes. Ils se font passer ainsi -non sans raisons parfois- pour des victimes. Si tous ces « antifas » veulent réellement combattre le système capitaliste, pourquoi donc lâchent-ils la proie pour l'ombre ? Pourquoi donc le combattre à travers un « fascisme » plus ou moins fantasmé, incarné par des partis politiques réactionnaires et populistes mais ultra-minoritaires, ainsi que par d'insignifiants groupusculets folkloriques qui ne représenteront jamais rien, au lieu de le combattre directement à travers la pseudo- "démocratie" mondialiste et ploutocratique, qui est l'émanation même du capitalisme, et qui a avantageusement remplacé le fascisme pur et dur dans le monde entier ??... Se focaliser à l'heure actuelle sur « les fafs », c'est employer vainement une énergie considérable à se battre contre des moulins à vent, contre des épouvantails faciles qui ne font que détourner l'attention du problème de fond : la prédominance du pouvoir, du principe autoritaire et de l'esprit hiérarchique. Il n'existe pas de réelle menace fasciste, de nos jours. Le fascisme stricto sensu n'est aujourd'hui au pouvoir nulle part sur le globe, et nulle part il ne se trouve en position de parvenir « aux affaires ». Le fascisme d'aujourd'hui est rampant, et ses germes se trouvent dans tous les rouages de notre société, du discours ultra-conformiste de Madame Michu ou des membres de nos familles à celui, plus navrant encore, des collègues de travail, jusqu'aux plus hautes institutions qui prétendent nous gouverner et nous imposer leurs lois. L'antifascisme n'est pas, et ne peut en aucun cas être une fin en soi, ou alors il ne fait que servir les intérêts du Système établi, non seulement en détournant l'attention des véritables problèmes, mais aussi en contribuant à étoffer son arsenal législatif et répressif. Pour combattre efficacement le fascisme, il faut tout au moins éviter de renforcer le système tout en croyant le combattre... Nous sommes antifascistes. Mais nous le sommes pleinement, au sens originel du terme, c'est-à-dire d' OPPOSANTS AU FASCISME. La forme dénaturée de la chose, celle qu' illustrent les diverses gesticulations plus ou moins violentes et paranoïaques de la plupart des « antifas » militants, ne nous intéresse pas. Pour nous, une opposition intelligente au fascisme se construit par les moyens de la propagande, de l'éducation, du dialogue et de la persuasion, ainsi que par la désobéissance et l'objection de conscience permanente et généralisée. En combattant l'autorité et la hiérarchie sous toutes leurs formes, nous combattons évidemment les principaux fondements du fascisme. L'antifascisme tel que nous le concevons ne doit pas être offensif, comme l'ont rendu certaines dérives d'essence autoritaire et gauchistoïde depuis les deux dernières décennies. L'antifascisme a toujours été et sera toujours, pour nous, un antifascisme DEFENSIF. Le jour où le fascisme pur et dur, celui qui a déjà régné historiquement, représentera de nouveau une menace réelle et immédiate, nous nous lèverons contre lui et nous le combattrons, au besoin les armes à la main s'il prétend nier l'expression de notre pensée et de notre volonté, ou s'il cherche à nous anéantir. Nous résisterons alors avec toute l'énergie nécessaire à ce rude combat contre un ennemi mortel, comme l'ont fait avant nous nos compagnons au cours des années 1930 et 1940. Mais nous sommes pour l'instant loin d'assister à ce cas de figure, et pour notre part, nous nous refusons catégoriquement à marcher au pas, aux côtés de toutes celles et de tous ceux qui croient très pertinent d'emprunter de simples voies de garage.
Hans CANY
16 juillet 2009
16 juillet 2009
Alliance Oppositionnelle Anarchiste (A.O.A.)
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