L'AOA est pro-VG (Végétarisme/lisme, veganisme, libération animale etc)

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mercredi 20 janvier 2010

Propos des Parias

- Propagande médiatique : pseudo débat TV la semaine dernière sur France 2 entre Eric Besson et Marine Le Pen au sujet de l' "identité nationale"... Tout ça dans le but évident de se servir de la mère Le Pen comme d'un épouvantail, et de faire paraître Besson plus "sympa" aux yeux des gogos... Et donc ainsi de mieux faire passer la pilule gouvernementale. Risible. Ne soyons pas dupes.

Betty Monde



- Se libérer de ses prisons n'est pas toujours facile. Il faut avoir un trousseau de clefs énorme et savoir les fabriquer. L'un dans l'autre, si l'on dit que les cordonniers sont les plus mal chaussés, souvent, et bien plus souvent qu'on ne le croit, les pompiers sont les plus grands pyromanes...

Santé Bonheur Anarchie



- Julie Andrieu, présentatrice de l'ignoble série tv "Fourchette et sac à dos" (France 5), est vraiment une sacrée salope. Je ne comprends pas que si peu de voix se soient encore élevées contre les agissements de cette indicible pouffiasse et contre son émission de merde, dans laquelle pléthore d'animaux sont massacrés de façon particulièrement abjecte... A vomir.

Annie Mahl



- A la mairie, en allant faire renouveler ma putain de carte d'identité, je suis tombé sur une employée de mairie très con, une vieille grognasse aimable comme une porte de prison. Au moment de prendre mes empreintes digitales, j'ai eu un bref moment d'hésitation, et elle m'a dit "faites ça avec l'index, le doigt le plus long". Je lui ai alors répondu "non, le plus long c'est celui-ci, le majeur", en lui faisant un gros doigt...
C'était juste un geste spontané, irréfléchi sur le coup. Mais je ne le regrette pas.

H.C.



- Si réellement j'adulais le représentant d'une religion quelconque, d'un chanteur tout pareil, d'un politok tout autant, je pourrais manger un de ses étrons à la petite cuillère, aussi m'en barbouiller pour me laisser lécher la bobine par les fanatiques qui considéreraient cela comme un grand honneur. Mais non, même pas.

Santé Bonheur Anarchie



- La philosophie, c'est juste l'art d'exprimer des idées toutes connes à grand renfort de branlette intellectuelle, de formules alambiquées et de blablas lénifiants, alors qu'il est toujours possible de les exposer de façon fort simple et très claire...
Généralement, les idées des rares philosophes que j'apprécie (genre Stirner, Proudhon, Nietzsche...) se résument très bien à l'aide de quelques citations choisies. Le malheur est qu'il faut toujours les extraire d'un fouillis "littéraire" aussi indigeste que très dispensable... L'essentiel, chez eux, est presque toujours noyé dans un océan de digressions hermétiques et de propos dilatoires plus ou moins incompréhensibles pour le commun des mortels. C'est tout de même fou, ça... Pas besoin de "maîtres à penser" !
En ce qui me concerne, si je cite souvent des idéologues ou des philosophes, c'est uniquement parce que les citations en question vont dans le sens de ce que je pense, moi. En aucun cas ils n'ont inspiré ma propre réflexion.

H.C.



- Il existe quasiment autant d'anarchismes différents que d'anarchistes, chacun(e) ayant sa propre conception de la chose. Il n'en demeure pas moins qu'au-delà des différences, divergences voire oppositions, les terrains d'entente et les points d'accord entre individus sont toujours très nombreux. Après, tout n'est qu'une question d'affinités personnelles.

H.C.



- Les végés/vegans contestent le caractère soi-disant "carnivore" de l'Homme. Au pire, c'est un "omnivore" de fait, mais certainement pas un carnivore. Un "omnivore" physiologiquement conçu pour être plus végétarien qu'autre chose, et qui -surtout- a le choix d'être vg ou "omni"... Ce qui fait toute la différence, d'une part avec les vrais carnivores (qui eux n'ont pas le choix), et d'autre part avec les animaux omnivores, qui eux ne disposent pas de libre-arbitre, et ne s'embarrassent guère de considérations morales puisque leur psychisme ne le leur permet pas. Mon positionnement, comme celui de la grande majorité de ceux qui sont vg pour les animaux, n'a strictement rien à voir avec un quelconque "respect de la vie" en soi, mais prend en considération la vie sensible (et consciente aussi, accessoirement, puisque tous les êtres sensibles ont au minimum une conscience perceptive). Jusqu'à preuve du contraire, les végétaux ne disposent en effet d'aucun système nerveux, ni d'aucun organe assimilable au cerveau des animaux. Je suis quelque peu surpris qu'on puisse encore se poser la question...

H.C.



- La fausse croyance qu'il faille se repaître de la mort des autres pour prolonger sa vie est d'une si parfaite incohérence qu'il devient logique que les omnivores soient condamnés à de multiples maladies.

Santé Bonheur Anarchie



- Il est de ces individus qui ne s'intéressent aux animaux que pour la manière qu'ils peuvent avoir de les dompter. Ceux-là toujours aiment à s'appeler "maîtres" et affirment volontiers qu'ils sont "propriétaires" de l'animal. Ceux là n'aiment les animaux que pour eux-mêmes quand bien même ils pourraient être vegans...Ce sont des individus malsains, réellement. De même, j'en ai vu certains qui aimaient à dompter des enfants, ne les accompagnant dans leur enfance qu'à coups de reproches et de barrières installées tout autour d'eux. Ceux-ci grandissaient dans l'idée qu'ils étaient plutôt "minables" et que les adultes auprès de qui ils étaient étaient si bons ; en conséquence de quoi, ils se devaient de les remercier... s'en tirant par une névrose bien carabinée. Flatter un enfant en public de sorte qu'on ne puisse soupçonner que, en privé, on le massacre psychologiquement...

Dominique David



- On vante les mérites de la cuisine française. Ces lieux où l'on te retire ta chaise (si vous voulez bien vous donner la peine), ton manteau (laissez-moi vous défaire madame), te présente un ridicule pâtissier, sommelier en habits, etc. Du décorum, du cinéma pour gens qui savent s'offrir le ticket triple tarif. Les menus sont présentés de façon hilarante avec une touche de poésie genre mariage de beaufs. Leur cuisine est infecte et empoisonnée ! Leur bidoche est pleine d'antibiotiques avec lesquels on fait tenir les animaux dans les camps de concentration. Les légumes sont quasi en plastique parce que non bio, leurs vins plein de sulfties. C'est VRAIMENT DE LA MERDE !! Qu'on les fasse sauter !!

St Mad



- Dans les repas DEGUEULASSES des bouffeurs de cadavres, on entend toujours des énormités du genre : "Moi ce que je préfère dans tel animal, c'est telle ou telle partie". Ca me dégoûte !! Je n'y vais plus !! Qu'ils en aient des maladies ! D'ailleurs, ils en ont. Evidemment !

Santé Bonheur Anarchie


lundi 11 janvier 2010

Ton fric !

Je constate toujours et avec beaucoup d'amusement que les courriels les plus orduriers, les plus injurieux proviennent toujours des ceusses qui sont censés être les plus proches de ma "famille" de pensée. C'est-y ça d'la fraternité ? Evidemment, s'affairer à brûler un missel idéologique ou un drapeau derrière lequel on se fige peut être considéré comme du sacrilège hérétique. Eh bien oui !! Je suis un hérétique ! Un paria et un provocateur aussi peut-être. Je clame à qui veut bien l'entendre que j'en ai rien à foutre de Malcom X. A qui je préfère, et de loin, Nietzsche ! Rien à foutre d'idolâtrer Bakounine ou Proudhon, Mao, Jésus ou la mère Denis ! Rien à foutre de hurler au fascisme au son des binious, à l'anti-sarkozisme convenu. Qui de ceux là ne craint pas objectivement de réviser l'histoire ou bien d'y mettre un peu le nez avant d'appeler à l'autodafé ?... Rien à foutre de l'anti racisme primaire, orienté et sélectif ; drainant son cortège de morale aussi lourdingue et malsain que la xénophobie des beaufs les plus arriérés. J'en ai rien à foutre de la confrontation des idées, du substrat théorique des zanars qui veulent révolutionner le monde par la force collective. Je considère aujourd'hui que les plus sympathiques qui s'y trouvent sont les plus tristement naïfs et cons qui y ont tout à fait leur place. Je crache sur les groupes et sur les partis, les drapeaux et les rassemblements. La seule chose bonne à prendre en tout ceci c'est l'argent de la trésorerie ! Celui que l'Etat peut leur verser parfois. Comment osé-je ? Il est indéniable que certains groupuscules ayant été montés de toutes pièces par une section des renseignements généraux sont contentés comme des petits enfants qui veulent des sucreries pour être satisfaits de leurs revendications... L'Etat ayant besoin de ces nanars de service qui plongent tout de go dans le piège qui leur est tendu ! Donc, du fric ! Oui ! Videz vos poches, camarades !

Dominique David
AOA
28 décembre 2009

jeudi 17 décembre 2009

Sur la liberté sexuelle

Ce qu'il y a de dérangeant dans la morale,
c'est que c'est toujours la morale des autres

(André Breton)



Ca bavasse et caquette, lorsqu'on est grand et que l'on se veut libérer, autour de thèmes qui demeurent tout à fait convenus. Dans les prétendus milieux dits libres, prenons par exemple, la liberté sexuelle. Il est de bon ton de fustiger ce que l'on nomme encore la fidélité. Pensez donc, ça fait partie de la panoplie ! Laquelle n'est que trop souvent une réaction pubertaire du rejet de la société de papa-maman pour établir des prétendus principes qui sont tout aussi puants parce que moralistes.

On est venu me dire une fois qu'être fidèle c'était "perpétuer les vieilles traditions bourgeoises de ce monde" ; lesquelles s'inscrivent dans la conservation de la propriété et, de la sorte, le pouvoir n'est pas près de s'écrouler. Avec de tels arguments, en effet, enveloppés dans du papier prêt-à-penser, de cette vieille morale et de la morale nouvelle, le pouvoir s'en branle, comme de juste ! Et il a bien raison.

Les petits apôtres biens fous de la liberté sexuelle du samedi soir n'associent ordinairement le fait de n'avoir de rapport sexuel avec un partenaire unique qu'à l'ennui et à la frustration. "De quoi je me mêle ?" ais-je à leur répondre. De la fidélité, ce sont eux qui en font cas comme le font ceux qui la prônent. Ce sont eux aussi ces petits juges qui indiquent ce qui est bon ou mauvais pour tous.

Si des gens peuvent se trouver frustrés par des relations sexuelles avec un partenaire unique, ce n'est pas mon affaire. Je n'ai ni à les plaindre ni à les inciter à vivre leurs rêveries secrètes en matière de sexualité. S'il en est d'autres qui ont des relations avec des partenaires multiples, de quelque sexe que ce soit, je m'en fous tout autant. Il en va de la responsabilité de chacun et de la volonté individuelle à pouvoir se réaliser.

Ceux qui associent la sexualité avec un unique partenaire nécessairement à l'ennui et à la frustration signifient qu'ils sont bien incapables de comprendre que ce qui, à première vue, ne leur convient pas, peut tout à fait bien convenir à d'autres. On voit bien là que ces piètres moralistes ne valent pas mieux que leurs adversaires sur la question des préjugés car ceux des uns valent bien ceux des autres.

Je m'accorde effectivement avec eux pour reconnaître que la possessivité, plus que la jalousie, nuit à l'équilibre et au développement
de l'individu. Mais celles et ceux qui sont affectés par de tels sentiments peuvent-ils être à leurs yeux considérés autrement que comme des esprits faibles pleurnichards et, pour tout dire, incomplets ? De même est-il toutes les démesures dans la jalousie comme dans la possessivité ?

En l'un et l'autre, se trouve le plus souvent la recherche de la relation fusionnelle qui, tôt ou tard, quoi qu'on en dise, mène au chaos. Une union amoureuse doit donc être l'addition des choses ; de ces petites choses de la vie que l'on partage (ou non) amoureusement.

Si l'on peut aisément concevoir qu'il est des individus qui savent aimer plusieurs personnes, l'on peut concevoir que d'autres ne peuvent trouver leur équilibre qu'avec une seule personne. Ceux-là même qui, avant que de s'engager dans une relation véritable, peuvent demander à ce qu'elle soit exclusive ou non. Si plus tard, l'un des constituants d'un couple donné à le désir de vivre autre chose avec d'autres partenaires alors il peut en être discuté dans le couple. Passer à l'acte et le taire peut être alors considéré comme une entrave au contrat librement formulé au départ ainsi qu'une trahison de la confiance en l'autre. Après, à chacun de voir comment les choses peuvent évoluer.

Il ne s'agit pas là de faire l'apologie du mariage mais seulement d'évoquer l'union libre de deux ou de plusieurs individus sans l'immixtion (et j'y tiens !) de l'Etat, de la religion ou d'une tierce personne. Et c'est bien parce que c'est l'affaire de deux individus (ou de trois ou de quatre) que nul ne peut ni les juger ni s'immiscer dans leurs affaires.

Alors que ceux qui condamnent et la fidélité et la jalousie se mêlent de ce qui les regarde ! A revendiquer à tort et à travers ce à quoi ils aspirent pour un monde meilleur depuis leur seule morale et qu'ils ne savent pas eux-mêmes assumer certaines fois, ils finiront peut-être par reconsidérer les choses. Le droit de vivre qu'ils proclament tant pour les autres et pour eux-mêmes surtout finira sans doute par en fatiguer plus d'un. Le droit de vivre n'est pas à légiférer mais à prendre en faisant abstraction de la notion même de droit et en passant outre à l'interdit.

Quant à ceux qui accusent ce qu'ils nomment "l'hétéronormalité" d'entretenir l'homophobie, sans doute aspirent-ils à "l'homo-normalité" ? Mais elle est implantée déjà depuis assez de temps pour pouvoir constituer un solide lobby sur lequel se bâtissent des fortunes tandis que celles et ceux qui tentent d'en suivre les chemins deviennent, pour la plupart, des véritables pantins qui s'incluent eux-mêmes dans un ghetto pour pouvoir mieux se "retrouver".

Et dedans ces ghettos, il est de ces bien étranges et tristes endroits dont tirent profit le capitalisme de toute façon et qui constituent de véritables crachoirs à foutre ou vainement on vient y chercher sinon un peu d'amour, du moins un rien de sexe... Alors oui, tout cela est bien triste. S'y retrouve qui veut mais qu'ils aient au moins la décence de se déserter les lieux où l'on doit payer pour se faire ! La sexualité qui passe par un système de tarification, c'est de la prostitution déguisée. De la prostitution organisée proprement. Quelle soit dit hétéro ou homo sexuelle. Adonnez-vous plutôt aux ébats dans la nature; dans les lieux plus ou moins sauvages avec qui vous voulez. Voilà l'une des formules de l'amour libre si l'on doit parler d'amour.

La liberté sexuelle, la liberté d'aimer qui l'on veut, je n'ai rien, mais absolument rien contre. Cela ne m'apporte ni ne me retire quoi que ce soit. Mais combien de ces défenseurs de ces libertés seraient bouleversés s'ils apprenaient que papa ou maman eux-mêmes aient pu avoir des relations extra-conjugales ? Et qui plus est de nature homosexuelles ?...

Il conviendrait d'abord de balayer devant sa porte avant de dénoncer partout le tas d'ordures qui se peut trouver sur la porte de la maison voisine ou la poussière qui s'entasse sur celle d'en face. La poussière est la même partout, la pollution des esprits et des coeurs également. On veut remplacer la morale par une nouvelle sous prétexte de libération. Donc avant que de t'empresser de libérer l'autre, libère toi toi-même. Pour ce qui me concerne, je m'en charge seul.

Dominique David
17 décembre 2009

lundi 14 décembre 2009

Hans Cany, membre historique de l'AOA


Hans Cany, alias Hanns Wehrwolf, nait le 11 septembre 1972 au Mans (dpt 72), d'un père picard (Oise) né en 1919 et ancien combattant des années 1939 à 1942, et d'une mère née en 1936 qui est elle-même originaire du Nord-Pas de Calais (Lens) du côté paternel, et d'Espagne du côté maternel. Découlant de son intérêt précoce pour l'Histoire, sa conscience politique s'éveille très tôt. Enfant, il est fasciné par les tolatitarismes, qu'il s'agisse du IIIème Reich ou de l'URSS, et en 1981, dans le sillage de son père, il appelle de ses voeux l'élection de François Mitterrand et la victoire de la gauche. En 1984, il se veut fanatiquement communiste. Ses repères d'alors sont vagues et éclectiques, allant du pro-soviétisme bon teint à l'engouement pour les groupes terroristes de l'époque (Action Directe, CCC, RAF, E.T.A...), en passant par un soutien global a tout ce qui est "de gauche" extrême ou pas, avec cependant une prédilection particulière pour tout ce qui peut se réclamer du marxisme. En 1986, âgé de 14 ans, il adhère à la Jeunesse Communiste (JC), qui se veut alors la branche jeunes "autonome" de l'encore très stalinien PCF. C'est à cette époque qu'il participe à ses premières manifs, contre l'apartheid et pour la libération de Mandela, contre le projet de réforme Devaquet, etc. Il bascule dans la contre-culture punk à partir de fin 1986. Face aux premiers signes de déclin du "Bloc de l'Est", sa position se durcit, et il se tourne alors davantage vers le purisme intransigeant du communisme pro-albanais, à partir de la mi-1987. A ce stade, même les régimes soviétique et chinois sont rejetés par lui comme "révisionnistes" (déviationnistes, en jargon communiste) et impérialistes, seuls la tendance ML (Marxiste-léniniste) et le régime d'Enver Hoxha trouvent grâce à ses yeux. Finalement, Hans Cany finit par découvrir et s'intéresser au communisme libertaire, ce qui le fait rompre avec toute forme autoritaire de socialisme. De là il finit par passer assez rapidement à l'anarchisme proprement dit, et en 1989 il commence à créer de petits groupuscules anarchistes sans grande audience, avec réalisation de tracts, d'affichettes et de fanzines à la clé. Vers la même époque il s'oriente aussi vers le soutien à l'animalisme radical. Il rédige et photocopie notamment un tract signé "F.L.A", se voulant branche francophone de l'Animal Liberation Front, qui n'était alors connu qu'outre-Manche. De là datent ses premières expériences du végétarisme. Fin 1990, il découvre l'Alliance Ouvrière Anarchiste, l'AOA, grâce à un exemplaire de son bulletin "L'Anarchie", et en devient très vite un membre actif et reconnu, proche notamment de Raymond Beaulaton, de Dominique David, de Serge Ninn, etc. Hans Cany écrit alors régulièrement dans "L'Anarchie", ainsi que dans son propre bulletin autonome, "Kontestation anarchiste" (reprise d'un vieux titre de fanzine, de 1989). Ses contacts internationaux le poussent à s'intéresser aux thèses développées par les anarchistes bakouninistes américains (Floride) du RAVEN'S BANNER COLLECTIVE, et par l'"anarchisme vert" prôné outre-Manche par Richard Hunt et sa revue "Alternative Green". En 1994, les vues "nationales-libertaires" qu'il défend le conduisent à prêter attention au groupuscule Nouvelle Résistance, qui suit alors une ligne très "à gauche" : national-bolchevisme, régionalisme, écologisme radical etc. Courant 1994 Raymond Beaulaton disparait, coup dur pour l'AOA qui périclite mais se maintient encore quelque temps grâce au bulletin mensuel, qui paraîtra jusqu'en 1997. Fin 1994, séduit par les sirènes NR "de gauche" qui jouent alors à fond la carte "rouge-brune", Hans Cany rejoindra Nouvelle Résistance, au sein de laquelle il animera une tendance libertaire, régionaliste/autonomiste, syndicaliste révolutionnaire (Résistance ouvrière) et écologiste radicale (Résistance verte), jusqu'à l'auto-dissolution du mouvement à l'été 1996. De 1998 à 1999 il se retrouvera brièvement membre d'Unité Radicale, et son nom fut utilisé autoritairement par la direction pour apparaître parmi les signataires de deux appels lancés par ce groupement d'extrême droite. Hans Cany conteste la légitimité de ces signatures, car elles ont été décidées à son insu, sans accord préalable, et il s'est alors retrouvé devant le fait accompli. Il s'éloigne de cette mouvance et, au début des années 2000, il participe, conjointement avec Troy Southgate (Grande Bretagne) et Peter Töpfer (Allemagne), au développement et au lancement d'un courant National-Anarchiste international. Cette tendance s'illustre par une synthèse entre idéaux libertaires et préoccupations d'ordre identitaire, à travers le droit à l'autodétermination et le fédéralisme pour tous les individus et groupes humains. Il s'engage ensuite aux côtés d'indépendantistes flamands et bretons, puis collabore un moment aux Cercles Rébellion initiés par la publication du même nom, de tendance Socialiste Révolutionnaire Européenne. Il renforce son militantisme pro-animaux, et se réclame du végétarisme radical, proche de la mouvance vegan. Il est partisan d'une Grande Belgique conforme à ses limites naturelles originelles, comprises entre Seine et Rhin (englobant donc Picardie et Nord-Pas de Calais). En 2009, ne se reconnaissant pas dans le discours de beaucoup de ceux qui se réclament aujourd'hui du National-Anarchisme de par le monde, il décide finalement de défendre ses propres idées à travers le lien de l'AOA, dont il reprend le flambeau sous le nom d' Alliance Oppositionnelle Anarchiste, conjointementent avec Dominique David.

vendredi 11 décembre 2009

Raymond BEAULATON, membre fondateur de l'AOA



Petite fiche de présentation du camarade et ami Raymond Beaulaton, l'un des membres fondateurs de l'AOA. Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de cet ouvrier anarchiste et de son activisme opiniâtre.



BEAULATON Raymond

« SOURIANT » (pseudonyme)


Né le 12 octobre 1912 à Argences (Calvados) - mort en 1994

Ouvrier ajusteur - CGT - FA - CNT-F (FTR) - AOA - Paris 18 & Le Mans (Sarthe)


Fils et petit-fils de militants socialistes, Raymond Beaulaton fréquenta dès l’âge de huit ans les Amis de l’Enfance ouvrière, puis le groupe des amis de La Patrie Humaine. Ouvrier ajusteur, il adhéra au mouvement syndical en 1937 et participa aux activités de soutien à la Révolution espagnole. Il fonda le 12 juillet 1940 un des premiers groupes de résistance antinazi de l’ouest qui éditait des tracts antifascistes et aidait à l’évasion de prisonniers (politiques et de guerre). Pendant cette période il était agent d’assurances et militait à la CGT clandestine, et à travers plusieurs réseaux (Libération Nord en 1941, CND Castille en 1942) participait à des actions de Résistance. A la libération Raymond Beaulaton "Souriant" militait à la minorité anarcho-syndicaliste de la CGT dont il était exclu pour indiscipline après être entré à la SNCF en février 1945. Il participait à la même époque à la constitution du groupe de Chateau-du-Loir de la Fédération Anarchiste dont faisaient également partie Henri Bagatskoff et Jean Boyer. En juillet 1947 il était muté à Paris où il demeurait 4 rue de la Providence (Paris 18 ), et fut un des fondateurs de la Confédération nationale du travail (CNT) en 1947. Il assurait le secrétariat général de la Fédération des Travailleurs du Rail (FTR) et de l’Internationale des Travailleurs du Rail. Délégué du syndicat du rail de la Région parisienne (Paris Austerlitz, Paris ouest rive droite, Vitry, Persan Beaumont, La Chapelle et Paris ouest rive gauche) les 24-26 septembre 1948 au 2° Congrès de la CNTF à Toulouse, il a été également délégué au 2° Congrès de la FTR qui s’est tenu le 28 septembre 1948 à Toulouse, où, bien que démissionnaire de la Commission administrative, il avait été rééélu à la nouvelle commission de trente membres. Membre du Comité national de la FTR, il était élu secrétaire général de la FTR en octobre 1948 : le bureau était alors composé de Roger et Jean Lavigne, Daniel Busset, Fernand Robert, Henri Pillerault et Julien Mercereau. Il assurait également le secrétariat du syndicat FTR de Paris Ouest Rive droite et collaborait régulièrement aux divers bulletins cheminots de la CNT : Cri Du Cheminot (au moins 11 n° de 1947 à avril 1949), suivi par Rail CNT (au moins 2 n° en 1949)et une série du Rail enchaîné (au moins 14 n° entre décembre 1944 et 1952). En 1951 il était facteur à la gare du Mans-Triage et était un des responsables du bulletin Le Rail Enchainé ainsi que le secrétaire du groupe du Mans de la FA. Lors d’un Comité confédéral le 29 janvier 1950 Beaulaton était exclu de la CNT avec les autres responsables de la FTR - Fernand Robert, Pillerault et Regnault pour ne avoir respecté la décision du congrès confédéral de ne plus participer au Cartel d’action d’unité syndicaliste. Beaucoup de militants de la FTR suivaient alors leurs responsables qui fondaient ultérieurement l’Alliance syndicale des cheminots anarchistes (ASCA) avec pour organe Le Rail enchaîné (n°1, avril 1953 à n°11, juin 1954).Ils étaient alors appuyés dans leur démarche par des regroupements analogues : l’Alliance anarchiste des PTT et l’Alliance syndicale anarchiste de la RATP. Membre de la Fédération anarchiste (quai de Valmy) depuis la reconstitution en 1944, Raymond Beaulaton appartenait au regroupement l’Entente anarchiste, créée en juin 1952, il avait participé avec sa compagne au congrès de refondation de la Fédération Anarchiste tenu les 25-27 décembre 1953 à la salle de la rue Mercadet (congrès faisant suite à la prise de contrôle de l’ancienne FA devenue FCL par Georges Fontenis). Il demeurait à cette époque 51 rue de Ruandin au Mans. En 1956 il était le secrétaire aux relations intérieures de la FA du Comité de relations dont la secrétaire était alors Pierette Martinez et le trésorier Clément Fournier. R. Beaulaton fut, le 25 novembre 1956 à Bruxelles, un des créateurs de l’Alliance Ouvrière Anarchiste (AOA), expression de langue française du Mouvement Anarchiste Mondial (M.A.M), se voulant un " instrument de liaison, d’information et de coordination (...) des individualités et des groupes locaux, régionaux et affinitaires qui gardent leur complète liberté d’action et une autonomie complète ". L'AOA est constituée par d'ex-membres scissionnistes de la FA et de la CNT. Entre 1955 et 1967 des militants de l’AOA publieront une vingtaine de numéros d’une nouvelle série du Rail enchaîné. A partir des années 1980, le bulletin de l’AOA, L’Anarchie, a pris parti de façon intensive en faveur de la liberté d'expression et de débat pour les historiens révisionnistes, d'où un ostracisme et une diabolisation entretenus par les ennemis de l'Alliance. Raymond Beaulaton s'occupe de la réalisation régulière et de la diffusion de "L'Anarchie", et s'entoure de multiples compagnons, comme Didier Pomarès, Serge Ninn, Hans Cany, Dominique David, etc.

Raymond Beaulaton décède en 1994. L'AOA continuera de vivre et de publier son bulletin jusqu'en 1997, puis renaîtra de ses cendres sous le nom réactualisé d'Alliance Oppositionnelle Anarchiste en mars 2009.


jeudi 10 décembre 2009

Seuls les naïfs voteront


SEULS LES NAÏFS VOTERONT...DANS LE CERCUEIL DE LEURS ILLUSIONS !


Ceux qui se sentent fiers d'être citoyens, alors qu'on fait d'eux -à l'Elysée, à Bruxelles, à Rabat, en Afrique du sud et partout ailleurs- des dupes;


Ceux qui ont besoin, pour se croire heureux, de se sentir représentés, maquignonnés, bernés par des charlatans au nom du "peuple souverain";


Ceux qui sont impatients d'échanger un bulletin de vote contre un mois de vacances ou une misérable aumône de type RMI/RSA;


Ceux qui, pieusement, héroïquement, seront prêts à mourir pour l' Amérique, l'Angleterre, la Chine ou la Russie, lorsqu'arrivera le jour où la chambre des représentants qu'ils auront nommés votera "LA GUERRE";


Ceux qui croient encore en SARKOZY, LE PEN, ROYAL, AUBRY, BAYROU, VILLIERS, STRAUSS-KAHN, BESANCENOT, VOYNET, MAMERE, COHN-BENDIT etc, ces hommes et femmes "de tête", ces "sauveurs suprêmes" à la mords-moi-l'noeud;


Ceux qui, sans croire au Père Noël (parait-il...) veulent tout de même, à coups de bulletins de vote, "barrer la route" à la Réaction, au fascisme, au marxisme, au cléricalisme ou à l'étatisme, s'imaginant que l'urne électorale vaut quelque chose contre les bénitiers, les coffres-forts, les tanks etc;


Ceux qui ont besoin d'un crédo pour penser et d'un parti pour agir; Ceux qui, tremblant devant leur propre ombre jusque dans le secret des isoloirs, ont peur d'être eux-mêmes, de ne pas "bien voter" (c'est-à-dire de ne pas voter comme le souhaitent ceux dont matériellement ou intellectuellement ils dépendent);


Ceux qu'épouvante l'idée de vivre sans être -du berceau à la tombe- matriculés et mobilisés, endoctrinés et encasernés, formatés et conditionnés par les soins d'un gouvernement paternel. Bref les infantiles, les demeurés, les gens auxquels un flic sert de papa; Ceux qui ne peuvent aimer, qui ne peuvent s'unir sans déclaration officielle, sans autorisation, allocations etc;


Et ceux qui n'ont jamais compris que l' Etat ne leur donne jamais que ce qu'il leur a pris au préalable en matière de bien-être et de sécurité;


Tous ceux-là ne songent jamais au fait que la société des hommes est en fait fondée sur la réciprocité des paroles données entre adultes, et non pas sur l'obéissance à un million d'articles de loi, de décrets, de réglements et de directives ministérielles dont chacun, pris à part, se fout éperdumment, et dont un grand nombre, un TRES grand nombre, n'y entrave que couic...y compris ceux qui les rédigent ! Ceux-là trouvent tout naturel, en glissant un bulletin dans l'urne, de donner pour des années une procuration générale, non pas même à un "fondé de pouvoir" choisi par eux, mais au député soutenu par leurs pires adversaires, si ces adversaires obtiennent la majorité... Accoutumés à être roulés, pillés, endormis, exploités, censurés par leurs "représentants" depuis que le monde est monde, ils en redemandent. Jetés par l'arbitraire gouvernemental dans le grand cirque d'un scrutin bâclé et truqué, ils s'empressent malgré tout d'y participer. Ils n'attendraient même pas pour cela que les dirigeants fassent légalement de cet acte d'essence autoritaire qu'est le vote non plus un "droit civique", mais une contrainte, un devoir imposé sous peine d'amende, une corvée aussi obligatoire que la conscription militaire en son temps, ou que l'impôt qu'ils rechignent -comme tout un chacun- à verser. Bien au contraire, ils brûlent du désir d'abdiquer. Tout comme ceux qui, par manque d'intérêt pour la chose, par pure fainéantise intellectuelle, par simple fumisterie ou par choix personnel, se désintéressent complètement de la politique mais votent quand même, ne voyant là qu'une sorte de jeu plein de "suspense", comme un enfant qui ouvrirait une pochette surprise en espérant cette fois y trouver une pute de luxe... Sans nul doute, s'abstenir de voter ne saurait suffire à placer l'homme au-dessus de la loi du nombre, qui en fait une bête de troupeau. Encore doit-il aussi, de son propre chef, s'instruire, se former, affronter ses responsabilités, résister à ses oppresseurs, nouer des contrats avec d'autres individus et se montrer capable de les respecter. Et cela partout : chez lui, sur son lieu de travail, dans la rue etc. Mais tout au moins, en ne votant pas, il marque son refus radical de collaborer au système qui l'emprisonne, son refus radical de contribuer à la pérennité de ce système autoritaire et hiérarchique que les masses perpétuent en dépit du bon sens le plus élémentaire. La solidarité des non-votants conscients est nécessaire, pour semer partout les germes d'une société plus juste et non liberticide, riche de l'immense diversité des tempéraments, des compétences réelles et des vocations des individus qui la composent. Nous devons, jeunes et moins jeunes, tous ensemble déployer nos efforts pour intensifier la propagande anarchiste, et multiplier les contacts. Dès à présent, prônons sans relâche l'objection de conscience tous azimuts, permanente et généralisée. Pour une abstention active systématique ! Vive l'Anarchie !



Dominique D. & Hans Cany

A.O.A